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Le Champ de Manoeuvres
Situé à l'emplacement de l'actuel Parc Montcalm, (avenue de Toulouse, rue de Bugarel), il appartient à
l'Armée. Il accueille les premières rencontres de rugby et de football au début du XXème siècle et est
l'hôte des premiers clubs montpelliérains (Stade Montpelliérain, USEM, ESM, Montpellier Sportif …).
Terrain de la Croix Bonhomme (Stade Sabathé)
Situé au 67 bis avenue de Toulouse, il est loué en 1908 par le Stade Montpelliérain. Il porte le nom de la
rue près de laquelle il se trouve. Rien n'est moins sûr mais il se peut que ce terrain soit l'ancêtre du
futur Stade Sabathé.
En effet, en 1925, sous l'impulsion du professeur Jean Coll de Carrera, on lance les premières études en
vue de la construction d'un grand stade de rugby à Montpellier.
Quelques années plus tard, le Terrain de la Croix Bonhomme (même nom que le terrain du SM, mais même
emplacement ?) est acheté par Coll de Carrera (président de l'US Montpellier) puis cédé à la Ville. Il est
inauguré le 11/11/1930 (match USM-Narbonne).
En 1944, il est rebaptisé Stade Jean Sabathé (en l'honneur du capitaine de l'USM, décédé 3 ans plus tôt
dans un accident).
Jusqu'en 2007, il sera le temple du rugby montpelliérain, abritant les rencontres de l'USM, du Stade
Montpelliérain puis du MRC/MHRC. Il est désormais le stade des treizistes du Montpellier Rugby League. C'
est le plus vieux site sportif montpelliérain encore en activité. Il a une capacité d'environ 6500 places
(dont l'ancienne tribune en bois du stade de la Mosson, remplacée par Gevaudan).
Le Parc à Ballons
Situé derrière le Lycée Joffre, près de l'actuel Lycée Mermoz. Terrain militaire, il est prêté par l'Armée
et accueille divers clubs montpelliérains (La Gerbe, Racing Club de Montpellier, Stade Lunaret, SOM, …)
entre 1910 et 1923 (au minimum). Une résidence porte désormais ce nom.
Terrain de la Paille
Situé derrière l'ancienne gare Chaptal, à quelques centaines de mètres de l'Avenue de Toulouse (rue de
Claret). Il porte le nom du quartier. Inauguré en Novembre 1913, il est le domicile du Football Club
Montpellier (ex Stade Michelet), le meilleur club montpelliérain d'avant-guerre. Une résidence porte
désormais ce nom (Cité La Paille).
Stade des Aubes
Situé entre les avenues St Maurice de Sauret, St Maur (partie Nord) et la ligne SNCF dans le quartier des
Aubes, dont il porte le nom. Acheté en 1920 par l'Association Générale Sportive Montpelliéraine (AGSM), il
accueille les matchs du SOM pendant 2 saisons. Un litige entre la société propriétaire et les dirigeants
somistes obligera le SOM à quitter les lieux en 1922. En Février 1925, le Conseil Municipal de Montpellier
décide l'achat du Stade des Aubes pour 550 000 F pour créer un parc des sports municipal (qui ne sera
jamais réalisé ?).
Le Parc des sports de l'avenue du pont Juvenal
Situé sur l'avenue du Pont-Juvénal (actuel quartier Antigone), il abrite les matchs du SOM (puis quelques
matchs du Montpellier-Littoral) entre 1923 et 1971 (Cf rubrique articles).
En Juillet 1923, les dirigeants du SOM, encouragés par de bons résultats et soucieux de trouver un stade à
leur club (alors sans réel domicile fixe) achètent un terrain. Ils y bâtissent un stade nommé Parc des
Sports qui sera inauguré le 30 Septembre 1923, lors d'un match amical contre l'AS Cannes. Ce stade situé à
quelques minutes à pieds de la Place de la Comédie attirera très vite de nombreux spectateurs (capacité de
16000 places environ). Pendant plus de 50 ans, le Parc des Sports devient la Mecque du sport
Montpelliérain. On y joue aussi au Rugby à XIII, sport dans lequel les Diables Rouges de l'US Montpellier
excellent dans les années 50. Ce stade connaîtra tous les exploits du glorieux SOM avant d'être
progressivement abandonné lors de la saison 1967/1968, au profit du stade Richter, flambant neuf. Le
dernier match au Parc des Sports sera un huitième de finales de Coupe de France entre le
Montpellier-Littoral SC et l'AS Monaco (1-4), joué le 28/03/1971.
Quelques jours plus tard, le vieux Parc des Sports disparaissait sous les coups des pelleteuses.
Le stade Richter
En 1968, le tout nouveau Stade Richter situé lui aussi sur les bords du Lez, mais sur l'autre rive, accueille
à son tour le SOM puis le Montpellier Littoral Sport Club.
Situé à l'emplacement de l'actuelle Faculté de Sciences Economiques.
Le nom du stade (et du quartier) vient du nom des anciens propriétaires des terrains, les Richter, qui
exploitaient une pépinière.
Construit à la fin des années 60, il accueille les matchs du SOM et du Montpellier Littoral SC entre 1968
et 1974. Il supplée le stade de la Mosson (alors non homologué) lors de certaines rencontres de Coupe de
France du Montpellier Paillade Sport Club jusqu'en 1977.
La dernière rencontre jouée à Richter sera un seizième de finales de Coupe de France opposant le MPSC à
Dunkerque (2-3). À partir de 1977, le stade n'accueille plus de rencontres de football et laisse
définitivement sa place au stade de la Mosson. Il se transforme alors en espace de spectacles, puis au
début des années 1990, une partie de l'Université Montpellier 1 est construite sur les ruines de l'ancien
stade.
Le stade de La Mosson
En 1974, le Montpellier La Paillade Sport Club Littoral, issu de la fusion du Montpellier Littoral SC (qui
évoluait à Richter) et de l'AS Paillade (club de quartier jouant sur un petit stade de district, appelé
Stade de la Mosson) élit domicile à la Paillade, au Stade de la Mosson.
Le stade se situe en bordure de la rivière Mosson et est régulièrement innondé.
Il accueille alors les rencontres de DH du MPSCL et connaît des affluences de ... 150 spectateurs.
On ne peut évoquer le stade de la Mosson sans parler de la Butte. Elle a été crée en 1977 pour la venue du
voisin nîmois en 1/16è de finale de la Coupe de France pour accueillir le plus de monde possible. Ce sont
les supporters eux mêmes qui l'ont construite en faisant venir de la terre, en la tassant en espalier et
en installant des traverses de chemin de fer en guise de gradins. L'ambiance y était brûlante pour les
adversaires et la Mosson était qualifiée de véritable "chaudron" voire de "marmite du diable".
Avec la montée en première division en 1981, les clubs de supporters se structurent, la population de la
Paillade change, et les personnes qui viennent au stade sont de plus en plus jeunes. La butte commence un
peu à perdre de son coté familial. L'apport de béton et la couverture apportent un confort et un nombre de
place plus élevé, mais l'ambiance, si elle est toujours présente, est légèrement étouffée.
C'est le début de la restructuration du stade avec l'augmentation de la capacité et la construction au Sud
et à l'Ouest de nouvelles tribunes. L'annonce de la candidature de la France à la Coupe du Monde 1998
interrompt les travaux (afin de voir si on peut récupérer de nouvelles sources de financement) et les plans
de la dernière tribune sont transformés en 1994 lorsque la Mosson est officiellement choisie par le CFO
afin d'augmenter encore la capacité.
En 1998, la France et Montpellier ayant acquis le privilège d'accueillir la Coupe du Monde, le stade est
rénové. Au programme notament le passage obligatoire au "tout assis" (auparavant il n'y avait pas de sièges
en virages), le remplacement des grillages lateraux par des filins elastiques, et la construction d'une tribune à 3 niveaux à la place de la tribune en bois et d'un stade
annexe. La capacité du stade passe d'environ 20.500 places à 32.500 places.
Le Stade la Mosson aura également accueilli la coupe du monde de Rugby 2007.
A lire également : La Mosson et l'Equipe de France.
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