Montpellier Hérault Sport Club (MHSC)


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Fiche de Joueur
Nicolas Ouedec ecrire
Poste : Attaquant Nicolas Ouedec
Pays : France
Né le 1971-10-28 à Lorient
Taille : 180cm
Poids : 73kg
Site web : http://pagesperso-orange.fr/ouedec/
Carrière : Cs Queven (80/90), FC Nantes (90/96), Espanyol Barcelona (96/98), PSG (98), Montpellier (98/01), La Louvière (01/02), Dalian Shide (02/03), Luneng (03/04)
Biographie :

Palmarès
- Champion de France en 1995 avec Nantes
- Champion de Chine en 2002 avec Dalian Shide
- Vainqueur de la Super League Cup chinoise 2004 avec Shandong Luneng
- Vainqueur de la Coupe de Chine 2004 avec Shandong Luneng
- Vainqueur du Trophée des Champions avec le PSG en 1998
- Meilleur buteur du Championnat de France 1993-1994 avec Nantes

Carrière en club
Nicolas Ouédec a 17 ans lorsque Miroslav Blazevic lui offre l’occasion de fouler pour la première fois, avec le maillot jaune et vert de Nantes, les pelouses de première division, le 5 août 1989, contre le Paris RC (victoire 5-1 des Canaris). Il faudra attendre près d’un an jour pour jour (le 4 août 1990) pour le voir de nouveau évoluer sur les terrains de D1. Cette première titularisation se solde par son premier but. Malgré cela, il ne fera que 5 apparitions au cours de cette saison 1990-1991, Jean-Claude Suaudeau ayant dans l’idée de ne pas l’exposer trop vite au plus haut niveau. Petit à petit, Ouédec commence à faire son trou : il apparaît 21 fois lors de la saison 1991-1992.

Se produit alors un tournant dans l’histoire du club nantais : lors de l’intersaison 1992, le FC Nantes est administrativement relégué en deuxième division pour cause de déficit trop conséquent. Rebaptisé FCNA, le club renaît de ses cendres mais est contraint, par la force des choses, de miser sur son centre de formation pour bâtir une équipe compétitive. « Coco » Suaudeau construit sa formation autour d’une génération qui va se révéler d’exception. Elle est composée de Karembeu, Makelele, Pédros, Loko et Ouédec pour ne citer qu’eux. Cette saison 1992-1993, marquée entre autres par le 6 à 0 infligé aux pauvres Montpelliérains, les Canaris échouent de peu au pied du podium – la faute à une cuisante défaite à Metz lors de la dernière journée – et finissent cinquièmes de D1. Leur bon parcours en Coupe de France, qui s’achèvera dans des circonstances « étranges » en finale contre le Paris SG (défaite 3-0 mais Nantes a fini la rencontre à 8…), leur permet tout de même d’accrocher un billet pour l’Europe. Auteur de 13 buts en championnat, Ouédec répond enfin aux espérances de son coach et de ses supporters.

Saison 1993-1994 : le FCNA se doit de confirmer son renouveau. Ironie du sort, leur bilan comptable est exactement le même (17 V, 11 N, 10 D) que la saison précédente. Cependant les Canaris se découvrent un buteur en la personne de Nicolas Ouédec : ce dernier inscrit 40% des buts de son équipe en trouvant le chemin des filets à vingt reprises, ce qui lui permet d’être honoré, avec Roger Boli et Youri Djorkaeff, du titre de meilleur buteur de Division 1. A noter que cette année là, les Nantais s’inclinent en demi-finale de Coupe de France contre Auxerre, futur vainqueur de la compétition face à nos Pailladins (3-0).

Arrive enfin la saison 94-95 ! Cette saison-là, Nantes affole les compteurs (une seule défaite… lors de la 32e journée) et réinvente le football. Le « jeu à la nantaise » éclaire les pelouses françaises et fait de Nantes un beau champion. Bien que la réussite de l’équipe soit avant tout basée sur un collectif parfaitement huilé, les attaquants se montrent tout de même efficaces : Loko finit meilleur buteur du championnat avec 22 réalisations ; Nicolas Ouédec le suit de peu et affiche 18 unités à son compteur personnel. En coupe de l’UEFA, les Nantais sont éliminés en quart de finale par le Bayer Leverkusen (contre qui ils seront contraints, à l’aller, du fait de l’indisponibilité de leurs trois gardiens, d’évoluer avec leur entraîneur des portiers – Jean-Louis Garcia – dans les cages). Ouédec finit la compétition avec 8 buts.

Cependant, victimes de leur succès, les Nantais doivent se résigner à voir filer Karembeu, remplacé par Carotti en provenance de Montpellier, et Loko, suppléé par… Kosecki. Beaucoup d’observateurs parlent dès à présent de gâchis au FCNA. Les débuts du club en championnat ne permettent pas de faire taire les critiques. Car, pour ne rien arranger, Nicolas Ouédec doit louper les neuf premières sorties de son équipe. Le retour sur les pelouses du n°9 correspond à un net regain de forme des Canaris qui, cinquièmes à la trêve, et après une reprise poussive de nouveau marquée par une blessure de Ouédec (entorse au genou gauche), finiront finalement en septième position. Mais c’est sur la scène européenne que les Nantais font parler d’eux : ils sortent d’une poule composée du FC Porto, du Panathinaikos et d’Aalborg, éliminent le Spartak Moscou en 1/4 (un but de Ouédec à l’aller et deux au retour), avant de chuter en demi-finale contre la Juventus (défaite 2-0 en Italie, avec une expulsion injustifiée de Bruno Carotti ; victoire 3-2 à la Beaujoire). Nicolas Ouédec, meilleur buteur nantais de l’histoire dans les compétitions européennes, estime le moment propice pour changer d’air. Il prend la direction de l’Espagne.

Le natif de Lorient pose ses valises à Barcelone, afin de porter les couleurs de l’Espanyol. Blessé à de multiples reprises, ce qui lui fait également louper quelques sélections en Equipe de France, il finit la saison 96-97, toutes compétitions confondues, avec la bagatelle de 11 buts en 31 rencontres. La saison suivante s’avère meilleure pour lui. Le duo qu’il forme avec Esnaider – l’ancien Nantais inscrira 9 buts en championnat – permet à son club de finir 10ème. Il décide cependant de rentrer en France. Courtisé par Strasbourg et par Lyon, il opte finalement pour le PSG.

Ses débuts dans la capitale, pendant les matchs de préparation, s’avèrent prometteurs. Pourtant le club parisien, tiraillé par des luttes intestines, sombre dans une de ces crises dont il a le secret. Le summum est atteint lorsque les Parisiens s’inclinent en UEFA face au Maccabi Haïfa contre qui Ouédec inscrira d’ailleurs le seul but de son équipe. Malgré cela, bien qu’il ait été blessé en début de saison, il est copieusement sifflé au Parc des Princes. Son avenir ne se dessine déjà plus aux pieds de la Tour Eiffel. Il profite de la venue du globe-trotter Gravelaine en provenance de Montpellier pour effectuer le chemin inverse pendant les fêtes de fin d’année 1998.

Malgré un penalty raté contre Bordeaux lors de sa première sortie à la Mosson, Nicolas Ouédec semble bien accueilli par les supporters montpelliérains. Sa seconde partie de saison est très honorable : il se paie le luxe, même s’il refusera de parler de vengeance, d’offrir la victoire à Montpellier sur la pelouse du Parc (1-0). Le MHSC, de par sa huitième place, accroche une place en Intertoto et s’illustre, malgré des tirages qui le font systématiquement voyager hors de ses bases, en Coupe de la Ligue où il s’incline 4 buts à 3 sur la pelouse de Metz, au terme d’un match épique, au cours duquel Ouédec y ira de son but.

La saison 1999-2000 s’annonce sous les meilleurs auspices. Louis Nicollin fait le plaisir à Ouédec de reconstituer la triplette nantaise qu’il formait avec Pédros et Loko. Un trio auquel viennent s’ajouter deux anciens coéquipiers, Decroix et Gourvennec. La campagne en Intertoto est un franc succès. Malheureusement, la machine s’enraye et Montpellier sombre dans les profondeurs du classement. A la recherche de boucs-émissaires, Loulou jette son dévolu sur les ex-Nantais. Nicolas Ouédec, hué par la Mosson, se retrouve en disgrâce, contraint de s’entraîner à l’écart du groupe professionnel.

Sa rédemption dure de longs mois, du 11 décembre 1999 au 25 octobre 2000. Entre temps, le MHSC a été relégué en D2. Michel Mézy ne peut cependant pas s’empêcher de noter le sérieux et le professionnalisme de Ouédec qui accepte son sort sans rechigner. C’est ainsi qu’il lui accorde de nouveau sa confiance face à Lorient. L’ancien Canari, pour son retour, inscrit un but face à l’équipe de sa ville natale. Un retour heureux qui lui permet d’être régulièrement titularisé. Mais de nouveaux ennuis physiques lui gâchent sa fin de saison et l’empêchent de prendre pleinement part à la remontée immédiate du club parmi l’élite.
Malgré ce come-back quasi inespéré dans l’Hérault, Nicolas Ouédec prend la direction de La Louvière, entraînée par un Français, Daniel Leclercq. Au milieu de guéguerres internes qui jetteront le discrédit sur la communauté française relativement conséquente dans le club, et malgré de nouvelles blessures récurrentes, il prendra part à 11 rencontres de son équipe (pour 3 buts). La Louvière finira 11e.

Désireux de découvrir une nouvelle culture – et de se faire un peu oublier ? – Nicolas prend la direction du continent asiatique. Prochaine destination : le club chinois de Dalian, double champion en titre. Auteur de 10 buts et de 5 passes décisives en 20 rencontres, il participe grandement à la défense du titre de champion de Chine. Une campagne victorieuse.
Malgré cela, il décide de changer d’air – ce sera la dernière fois – et opte pour Luneng. Dans une position plus reculée de meneur de jeu, il finit l’année 2003 avec 7 buts et 3 passes décisives, et la suivante avec 2 réalisations et 12 passes clés (faisant de lui le meilleur passeur du championnat chinois).

Sa carrière professionnelle s’achève ainsi en mai 2005. De retour sur les bords de l’Erdre, il évolue désormais au sein du Club Bretagne Football composé d’anciens joueurs professionnels bretons.

Sélections nationales

La carrière internationale de Nicolas Ouédec a logiquement commencé du côté des Espoirs. Il y côtoiera des grands noms (Thuram, Zidane, Dugarry, etc.), des coéquipiers nantais (Pédros, Loko, Gourvennec, etc.) et des Montpelliérains (Carotti, S.Blanc, Bonnissel, Lefèvre, Thétis, etc.). Ses 11 buts en 18 sélections, combinés à ses statistiques nantaises, lui ouvrent les portes de l’Equipe de France A.
Il obtient sa première cape le 29 mai 1994 face au Japon (victoire 4-1), remplaçant Djorkaeff, dans un match de Kirin Cup, compétition remportée par les Bleus. Aymé Jacquet lui fait de nouveau confiance pour les matches de qualification à l’Euro 1996 face à la Roumanie (0-0) et à la Pologne (0-0). La réussite le fuit. Malgré d’autres sélections face aux Pays-Bas (victoire 1-0), à Israël (0-0), au Mexique (où il inscrira pourtant un des deux buts français – son unique en sélection –, et offrira une balle de but à Djorkaeff ; victoire 2-0) et à l’Angleterre (défaite 1-0). Manque de réalisme, de réussite, Nantais décriés, blessures répétitives et génération exceptionnelle font que sa carrière internationale tourne court. Il avouera, par la suite, qu’il n’aura pas su s’y imposer et y élever son niveau de jeu.

Nicolas Ouédec et Montpellier

Dans différentes interviews, Nicolas Ouédec a eu l’occasion de revenir sur son passage à Montpellier. Morceaux choisis :
- « [A La Louvière,] je retrouve un état d’esprit proche de ce que j’aspire à trouver dans le football. J’ai retrouvé le plaisir d’aller à l’entraînement le matin. Je l’avais beaucoup perdu en étant à Montpellier. »
- « Il y a des choix de club que l\'on ne peut pas appréhender au moment de la signature. Ma signature à Montpellier a été précipitée et à l\'époque, ce club était un panier de crabes. J\'espère pour eux qu\'ils remonteront en L1 rapidement. Mais c\'est un club où il est difficile de s\'imposer si tu n\'adhères pas à leur mentalité. Ca été une erreur d\'aller là-bas. »
- « [Question : Est-ce que vous suivez les performances de votre ancien club, Montpellier ?] (hésitant) De loin… Je suis le championnat de France donc je constate forcément ce qu’ils font. Je regardais surtout ce que fait Rémy Vercoutre, qui ne joue plus beaucoup maintenant, et Bruno Carotti. Mis à part ces deux joueurs, je ne fais pas attention à Montpellier. »
- « Les déclarations à répétition de Nicollin dans la presse ne font rien pour arranger les choses. Ça commence à m’user. Ses propos répétitifs sur les ex-Nantais m’irritent personnellement. On peut exprimer des choses sur le coup de la déception mais ça fait six mois voire un an que ça dure. Dès qu’il est interviewé, il ne peut s’empêcher de casser les ex-Nantais de Montpellier en nous traitant comme des chiffonniers. (…) Je ne vais pas répéter ses mots, tout le monde connaît sa grossièreté. Dans une interview à France Football, il nous traite de « brèles ». Je voudrais lui rappeler que trois ou quatre joueurs dans un groupe, ça ne fait pas une équipe. Surtout que les ex-Nantais n’ont quasiment jamais été alignés tous ensemble (Pedros, Loko et Ouédec n’ont pas joué un seul match ensemble à Montpellier). C’est toute une équipe et tout un club qui est descendu en D2. Plein d’erreurs ont été faites dans ce club. (…) Il a délaissé le club, le centre de formation a perdu une étoile parce qu’il n’était plus assez performant. Il faut arrêter de dire que Montpellier est descendu à cause des Nantais. C’est trop facile. Il est chef d’entreprise. Personne ne lui a mis un couteau sous la gorge pour que l’on signe à Montpellier. Il savait très bien ce qu’il faisait. Qu’il regarde devant le pas de sa porte et qu’il arrête de ressasser le passé. (…) Qu’il se concentre sur son équipe et qu’il nous lâche un petit peu, nous les ex-Nantais. »

[right](source : site officiel du joueur)[/right]

Anecdotes
- Nicolas Ouédec a inscrit cinq buts face à notre équipe : un doublé lors du Nantes-Montpellier (6-0) du 24 octobre 1992 ; un triplé lors du Nantes-Montpellier (3-2) du 1er février 1995.
- Alors qu’il portait les couleurs nantaises, il s’est fait expulser, pour cause de main volontaire, à la Mosson, le 9 avril 1996. L'un des deux cartons rouges reçus dans toute sa carrière.
- Sa carrière internationale s’est achevée sur la pelouse de la Mosson, au terme du France-Angleterre (0-1), le 7 juin 1997, comptant pour le Tournoi de France.

Admiré par ses fans pour sa technique, son bagage complet, son sens du jeu et son altruisme, critiqué par ses détracteurs qui le trouvaient nonchalant, presque suffisant, pas assez performant sur le plan mental et lui reprochaient un manque de prise de risques, Nicolas Ouédec fait partie de ces joueurs controversés, dont le talent ne peut s’exprimer qu’au sein d’un collectif performant et dont la carrière, marquée par de nombreuses blessures qui ont sans doute joué dans sa progression, a oscillé entre moments de grâce et traversées du désert. Son passage au MHSC ne restera certes pas dans les annales du club. Quoi qu’il en soit, son nom demeurera à jamais gravé dans l’histoire du FC Nantes et systématiquement associé au grand cru 1995 et à la philosophie de jeu qu’il a exprimée. Le reste…




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