[Départ] Younes Belhanda

Actualité et souvenirs des anciens de la Paillade

Modérateur : Arbitres

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montpellier1
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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar montpellier1 » 10 nov. 16, 14:29

Je t'avoue que je ne me souviens plus si je faisais partie des siffleurs ou pas, je crois que non mais le jeu de younès m'exaspérait. Même si je ne le sifflais pas je comprenais ceux qui le faisaient.

Alors s'il ne faut pas siffler, que faut il faire ? que peut on faire ? On le regarde mal jouer et on applaudi ?

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Olivier
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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar Olivier » 10 nov. 16, 14:33

APoo a écrit :oui enfin siffler les joueurs que tu supportes c'est un poil contradictoire.

C'est une question de point de vue. perso moi non plus j'ai pas compris ces sifflets qui sont plus castrateur qu'encourageant. D'ailleurs c'est ce qu'explique Younès.


Les sifflets n'ont jamais fait progresser un joueur et généralement un joueur pro à une piètre estime sur les connaissances footballistique du public, à raison, donc il considère davantage cela comme une injustice. A titre d'exemple un milieu qui créé un décalage en lançant son latéral par une plat du pied facile et que tout le monde aurait fait va susciter des applaudissements alors que le même milieu qui réussit une passe dans une forêt de joueurs ne suscitera aucune réaction.

Donc l'avis du public et les réactions volatiles, non seulement il s'en moque mais en plus il a raison de s'en moquer.

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APoo
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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar APoo » 10 nov. 16, 15:59

montpellier1 a écrit :Alors s'il ne faut pas siffler, que faut il faire ? que peut on faire ? On le regarde mal jouer et on applaudi ?


:smile:

Bé je sais pas... aujourd'hui tu lui envoie un message sur twitter !???
Au stade en tout cas je ne crois pas à la portée du sifflage intempestif et je rejoins Olivier.
Handballeur34 : " Moi lorsque je n'ai rien à dire je veux qu'on le sache, je veux en faire profiter les autres. Et si vous mêmes mesdames et messieurs vous n'avez rien à dire, et bien on en parle, on en discute..."

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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar zig » 10 nov. 16, 23:37

Je rejoins Apoo et Olivier : comment peut-on croire que siffler un joueur va le remettre dans le droit chemin (pour peu qu'il s'en soit éloigné) ?

Il faudrait me citer un exemple, un seul, dans l'histoire du football (et même d'un autre sport), d'une personne sifflée qui annonce après coup "Les gens qui m'ont sifflé m'ont permis de prendre conscience des défauts qu'il y avait dans mon jeu. Je tiens à les remercier de tout mon cœur, c'est grâce à leurs sifflets que j'ai progressé".

Je ne comprends pas les sifflets sur un joueur adverse. Alors un joueur qui porte nos couleurs, ça me dépasse complètement et je trouve ça idiot et contre productif.

Pour revenir au cas Belhanda, s'il était trop individualiste, les seuls qui avaient le droit de lui dire quelque chose, c'étaient Girard et son staff. Si on commence à siffler des joueurs qui ratent 2 ou 3 matches, il ne faut pas les traiter de mercenaires après et dire qu'ils n'aiment pas le maillot.
"La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer" Sylvain Tesson

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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar bartom_34 » 13 nov. 16, 14:57

Je ne suis partisan des sifflets mais je pense que parfois, ceux-ci peuvent être positifs.

Certain joueur ont besoin d'être piqué dans leur orgueil et quand on siffle un joueur, on le pique.
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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar BigBen » 13 nov. 16, 21:07

Je ne siffle jamais les joueurs, c'est un principe chez moi, s'il sont mauvais ou quand ils sortent après un match moyen voire très mauvais.
J'ai sifflé Belhanda ce match là, ce fameux match où après des matches très mauvais, un match plutôt mauvais il marque je ne sais plus comment et vient avec arrogance faire le geste de l'oreille. Là oui je l'ai sifflé pour son attitude arrogante et complétement en décalage. Il était à côté de ses pompes en cette période là. Il a la mémoire courte lui aussi.
"Quand il manque les sous, c'est pas Tartanpion ou Tartantouze qui donne les sous à ma place..." L.Nicollin 30/01/2011 Téléfoot

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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar Elzias » 14 nov. 16, 17:34

Je ne siffle jamais les joueurs. Ni les nôtres, ni nos adversaires.
Et encore moins les arbitres.

Mon rêve : un kop de supporters pour les arbitres.
« Le football association, le jeu scientifique par excellence qui a su prendre la première place dans notre vie intellectuelle. » — Montpellier Sportif, n°3, 20 octobre 1923.

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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar Elzias » 05 oct. 17, 10:12

Interview de Younes, hier soir, sur Rmc.
L'ancien Pailladin vante les qualité de Giroud, faisant de lui un titulaire indiscutable en Équipe de France, le considérant même comme le meilleur au monde dans son rôle de joueur en pivot.

Par contre, pas de grande nouvelle sur lui-même, les animateurs de l'émission s'étant contentés de lui poser des questions sur Olivier, puis sur Gomis. Ils ont carrément insisté sur ce dernier, à se demander si Younes n'était pas devenu son agent. Ou sa nounou.

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Re: [Départ] Younes Belhanda

Messagepar le do » 06 oct. 17, 18:29

Younès Belhanda : «Parfois je suis cramé au bout de trente minutes!»

Grand artisan de l'excellente saison de Nice l'an dernier, Younès Belhanda est un des nombreux exilés qui ont signé en Turquie cet été. Le nouveau meneur de jeu de Galatasaray, leader du Championnat, ne regrette pas son choix.
Imanol Corcostegui, à Istanbul


Il a découvert tout jeune les lointaines aventures. En 2013, un an après un sensationnel titre de champion de France remporté avec Montpellier, Younès Belhanda, 23 ans à l'époque, étonne en rejoignant le lucratif Championnat ukrainien. «Cette expérience m'a beaucoup plu. S'il avait fallu, j'y serais retourné sans broncher», assure-t-il, assis au bord d'un terrain d'entraînement de son nouveau club de Galatasaray. Après un prêt réussi à Nice l'an passé (3e de L1), l'international marocain de 27 ans (40 sélections) a de nouveau opté pour l'expatriation, chez un géant d'Istanbul. Il y brille, leader du Championnat, aux côtés de Bafé Gomis. Sans jamais arrêter de sourire, le meneur de jeu raconte les charmes de sa nouvelle vie.

Pourquoi avoir choisi de partir en Turquie cet été ?
C'est l'offre la plus sérieuse que j'ai reçue. Je n'ai pas signé dans n'importe quel club turc. J'ai choisi Galatasaray, une énorme écurie, la plus titrée du pays, qui a fait un super recrutement et vise la Ligue des champions. Après Montpellier et Nice, des clubs à taille humaine, là, je bascule dans une autre dimension. Attention, je n'ai pas pris cette décision à la légère : j'ai appelé beaucoup, beaucoup de joueurs passés par la Turquie avant de signer ici. Je les ai saoulés avec mes questions !

Ils vous ont dit quoi ?
Ils ne m'ont dit que du bien du pays, de la ville d'Istanbul, de la passion autour du foot. J'étais surtout en quête d'engouement parce que j'adore ça et que, à part à Schalke 04 pendant six mois (un prêt en 2016), je ne l'ai jamais vraiment vécu. Ils ont insisté : «Ne t'inquiète pas, tu vas être servi.»

Et alors ?
Dès que je suis arrivé à l'aéroport, je me suis dit que je ne m'étais pas trompé. L'ambiance à domicile, avec 50.000 spectateurs tellement chauds, c'est un truc de fou. Quand tu mènes 2-0, tu sais que c'est impossible de perdre. À la maison, le public ne te laisse pas le choix : il ne peut pas y avoir de temps faibles, ce qui joue des tours parce qu'on ne peut pas être à 100% pendant l'intégralité d'un match. Parfois, je suis cramé au bout de trente minutes ! Mais le public te redonne la motivation nécessaire pour te surpasser. Médiatiquement aussi, c'est hors norme...

C'est-à-dire ?
Cela fait cinq ans que ma femme me suit partout où je joue, et elle n'avait jamais été en photo dans le journal. Ici, c'est déjà arrivé (il rit). Tu ne peux pas vraiment avoir de vie privée. L'autre jour, je suis allé nager à la piscine avec mes enfants. Pareil, quelqu'un m'a photographié... Cette passion pour le foot a du positif et du négatif, mais il faut l'accepter tout entière parce que c'est magnifique à vivre. Ici, le football est une religion.
«Tous les joueurs sont à fond parce que le public te force à ça. A l'extérieur, les matches sont toujours compliqués»

L'argent a dû compter dans votre choix...
Évidemment, il y a beaucoup d'argent dans le Championnat turc. Mais de l'argent, j'en ai gagné, je ne suis pas en manque. Et les gens qui me connaissent disent souvent : «Si Younès n'est pas bien au foot, tout l'argent qu'il a ne lui sert à rien.» J'ai signé à Nice pour la moitié de ce que je gagnais au Dynamo Kiev (club auquel il appartenait depuis 2013). Mais j'y suis allé parce que je savais qu'on allait pratiquer un jeu séduisant et que j'allais être heureux sur le terrain. Ici, c'est pareil, c'est le projet sportif qui m'a séduit.

Vous qui jouiez en Ukraine pendant la crise politique, vous n'avez pas eu peur des tensions et des risques d'attentats en Turquie ?
Non, ça n'a pas affecté ma décision. Parce que je me dis que, dans n'importe quel pays, il peut y avoir des attentats. L'actualité le prouve presque tous les jours. On n'est en sécurité nulle part.

Vous ne vous êtes pas dit que vous étiez un peu jeune pour signer dans ce qu'on qualifie souvent de Championnat de préretraités ?
(Il sourit.) Je suis parti à Kiev à 23 ans... On en parlait avec Sofiane (Feghouli, son coéquipier algérien qui vient aussi de rejoindre Galatasaray) : j'ai commencé jeune à Montpellier, et après le titre de champion de France en 2012, quand j'ai changé de contrat, les gens ont changé leur regard sur moi. Alors que je n'avais que 22 ans, je n'étais plus considéré comme un jeune. Moi aussi, du coup, j'ai été obligé de dépasser ces considérations.

Comment jugez-vous le niveau du Championnat turc ?
Comme je le disais, tous les joueurs sont à fond parce que le public te force à ça. À l'extérieur, les matches sont toujours compliqués. On l'a vu à Antalya (le 10 septembre) : on mène très difficilement 1-0 et on se fait rejoindre 1-1 après un but de Samuel Eto'o, poussé par l'ambiance. On était à la rue parce que le public était bouillant. J'ai aussi été impressionné par le niveau technique de pas mal de joueurs : il y a beaucoup de Brésiliens, des ex de Ligue 1, des Africains. Les Turcs aussi sont techniques. C'est un bon Championnat.

Les footballeurs musulmans qui viennent jouer ici parlent souvent d'un contexte épanouissant pour vivre leur religion...
Ici, je me sens libre. Personne ne juge qui est musulman, qui ne l'est pas, qui est chrétien... C'est vraiment agréable. Chacun vit sa religion comme il l'entend.

Vous ne ressentiez pas cela en France ?
Il y a plus de stigmatisation. Depuis les attentats, chez certains, il y a moins de retenue. J'ai l'impression que des tabous ont été levés et que des gens mélangent tout. Tout le monde n'est pas comme ça, je ne veux pas faire de généralités. J'adore la France : j'y suis né, j'y ai grandi, elle me manque déjà. Mais, pour un musulman, la Turquie est un pays passionnant. C'est l'ancien Empire ottoman, il y a tant de richesses à découvrir.

Avec votre notoriété, ça va être compliqué de visiter la Mosquée bleue...
Oui, on va devoir la faire privatiser ! Le pays tout entier a l'air magnifique : sur la côte, il y a des villes comme Antalya ou Bodrum. Mais rien qu'Istanbul ! Comme on me l'a dit en arrivant, tout ce qui existe dans le monde, on peut le trouver à Istanbul. Et puis la nourriture, je n'en parle même pas, je n'ai jamais connu ça. Leur viande est un délice. Et les böreks (des beignets fourrés), vraiment, je vous les recommande (il rigole). Ce n'est pas très diététique, mais ça va, je suis très maigre en ce moment.

Vous continuez à suivre les matches de Nice ?
(Du tac au tac.) Oui, toujours. Je regarde tous leurs matches. Ils reviennent bien après un passage à vide logique en début de saison puisqu'il y a eu beaucoup de changements cet été. Seri revient, c'est la plaque tournante : quand il n'est pas là, ça change tout. Sur les derniers matches, ils ont eu énormément d'occasions. Je pense que leur jeu est même encore plus fluide que l'année dernière.


Publié sur lequipe.fr le vendredi 6 octobre 2017 à 15:00
Alors on s'dit qu'on l'a bien eu (ouais !)
Et qu'c'est pas lui qui nous aura (noooon !)
Et hop ! La fête continue !
Et on est là pour fêter ça...

Don't stop me now...


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