[11] Téji Savanier

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totti34
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar totti34 » 10 janv. 20, 14:38

Apparemment Teji aurait refusé le Milan AC quand il était à Nimes
Emmenez nous en Champion's League!!!

Touco
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar Touco » 10 janv. 20, 14:54

totti34 a écrit :Apparemment Teji aurait refusé le Milan AC quand il était à Nimes



Oui peut être ...Enfin !!! Moi ce je veux c'est qu'il nous apporte tout ce qu'on attend de lui !!!sur la 2e partie du championnat !!!

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Tonyrion
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar Tonyrion » 14 janv. 20, 12:50

Dans une formation qui ne permet pas aux milieux de s'exprimer je le trouve plutôt bon moi. Il revient bien et va beaucoup apporter
J'ai hyper mal dormi, le matin j'étais en sueur c'est dingue quand même. J'ai du revoir le penalty sous tous les angles possibles, je l'ai même tiré moi même. MAIS MERDE C'EST TELLEMENT EVIDENT QU'IL FALLAIT LE METTRE EN BAS A DROITE !!!

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le do
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar le do » 20 nov. 20, 17:09

Article du magazine L'Equipe

Montpellier : Téji Savanier, le temps du Gitan


Joueur incontournable de Ligue 1, récemment loué par Didier Deschamps, le Montpelliérain de 28 ans continue de vivre cité Gély, au milieu de sa communauté gitane. Entre soirées flamenco et feux de palettes, son quotidien est une étrangeté dans le milieu du foot professionnel. Bienvenue dans le monde de Téji.



La fresque se dresse comme un phare, sur la droite, lorsqu'on marche depuis le centre de Montpellier par la rue du Faubourg-Figuerolles. À l'angle de la rue Ronsard, peinte à la bombe sur les murs ocres de la boulangerie, elle indique l'arrivée à destination. Dans un bruit de moteur, trois gamins passent en riant, serrés sur la selle d'un quad grosse cylindrée qu'ils n'ont pourtant pas l'âge de conduire. En face, un petit parking au bitume défoncé par les racines des pins. Nous sommes mi-octobre. Assis à l'ombre, trois hommes discutent, canettes de soda à la main, en surveillant d'un oeil les allées et venues par cet unique accès au quartier.

Ici, c'est Gély !
Pour entrer, il vaut mieux connaître quelqu'un. Raphaël Ruiz débarque, claque une bise sur la joue de tout le monde, puis quelques blagues : l'homme aux yeux bleu azur a le visage dur, mais il sait mettre à l'aise. Celui que tout le monde ici appelle « Pepone » lance un regard fier vers l'oeuvre murale. Le portrait géant est celui de son fils, Téji Savanier.

Le footballeur du MHSC arrive à son tour, en survêtement, accompagné de son meilleur pote, Hicham, « Harzouz » pour les intimes, et de sa fille aînée, Jaden, à qui le joueur paye des Malabar. Tout le monde s'attable à la terrasse de la boulangerie, les présentations démarrent, et il n'y a là que des « cousins », plus ou moins proches. Ici, on parle très vite en mâchant les mots, on se balance de la « parole d'homme », de la « parole d'honneur » et on jure sur « la tête de ses morts ». Ici, entre deux expressions de patois catalan, on s'appelle « compère » ou « mon sang ». Ici, c'est la cité Gély, là où a toujours vécu Téji Savanier. Le milieu de terrain de 28 ans y déroule une existence aux antipodes de ce que l'on peut imaginer pour l'un des meilleurs joueurs de Ligue 1.

Malgré un salaire confortable (environ 100 000 euros mensuels estimés l'an passé), il continue de vivre ici, loin des luxueuses villas, des sorties shopping et des grands restaurants. Lui préfère ses HLM, la pétanque et les grillades, au coeur de cette cité occupée à 95 % par la communauté gitane et où le taux de pauvreté approche les 40 %. « C'est ici que je me sens le mieux, tout simplement, pose Savanier. Quand j'entre dans la cité, je souffle un bon coup et je ressens un bien-être profond. » Autour de lui, ça parle ballon. Tout le monde a toujours trouvé Téji « très, très fort », mais chacun s'accorde à dire qu'il y a eu meilleur que lui à Gély. Peut-être Johnny Ruiz, le grand-père, un défenseur rugueux et élégant, « à la Franco Baresi », ose un ancien.


Un bouliste hors pair
Ou plus sûrement Seb Savanier, un grand cousin, qui passe d'ailleurs en voiture. Pepone l'arrête. « Lui, il était dix fois plus fort que mon fils ». « J'étais bon, ouais, mais je n'avais pas de cerveau », rigole le quadragénaire. À Gély, où on compare Mbappé à « un coureur à pied », on aime Maradona, le football agressif et technique, celui de Téji. « En général, le Gitan est naturellement doué en tout, vante Pepone. Et mon fils a toujours eu une adresse naturelle dans tout ce qu'il fait. »

Foot mais aussi billard, fléchettes, tennis aujourd'hui encore, et pétanque, toujours : « C'est un des meilleurs tireurs de la région, il arrache tout », jure-t-on au quartier. « Sur dix boules à 8 mètres, je peux te faire dix carreaux », reconnaît Téji. Qui occupe ses trêves estivales à écumer les tournois dans les campings de la région, avec un oncle ou un cousin pour pointer, et à ramasser les lots.

« Leurs vacances, c'est Palavas en été et Disney en TGV le reste de l'année »
« Harzouz », son meilleur ami


Loin, très loin de ses coéquipiers en vacances à Dubaï ou Miami. « Les gitans, ça ne prend pas l'avion. Ils ont trop peur de s'écraser, sourit Harzouz. Téji est le seul, juste pour le foot.... Leurs vacances, c'est Palavas en été et Disney en TGV le reste de l'année. » D'ailleurs, lorsque son club lui a demandé de s'éloigner un temps, cet été, de ce quartier où le Covid était entré avec beaucoup plus de facilité qu'un visiteur étranger, Savanier n'a pas migré vers une maison ou un appartement : il a loué un bungalow au camping du Lac des Rêves, où son coéquipier Andy Delort l'a rejoint. À l'entendre, ils se sont « régalés ».

Le groupe quitte la boulangerie et s'enfonce dans le quartier. C'est un ensemble de barres de quatre ou cinq étages, usées par le temps. Au centre, une grande place en béton s'étend entre les bâtiments. En contrebas, sous les arbres, une petite caravane verte abandonnée est posée sur le châssis. Des dealers capuchés y ont installé leur point de vente, les prix sont écrits au feutre dans des colonnes, comme au comptoir d'un fast-food, et les clients défilent au milieu des détritus jonchant le sol.


Pepone le « patron »
Tout autour, de jeunes guetteurs au regard triste restent toute la journée assis sur des chaises délabrées afin de signaler l'éventuelle arrivée de la police. La cité est l'un des principaux points de vente de drogue de Montpellier. Ces dernières semaines, plusieurs descentes de police ont entraîné d'importantes saisies. L'atmosphère de Gély est souvent qualifiée de sinistre et dangereuse. Selon Carmelito, un ancien du quartier, musicien reconnu, elle serait plutôt « sereine et bienveillante. Tout le monde se connaît ici et ceux qui se connaissent n'ont rien à craindre entre eux ». Dans ce décor, des enfants courent, crient et jouent jusque tard le soir, sans leurs parents, puisque chacun surveille le fils de l'autre. Trois adolescents passent, armés de fusils. « Dégagez de là, les chasseurs ! hurle Pepone. Il y a des petits partout ! Attention que je ne vous revois pas ! » « Pardon ! C'est toi, le patron », s'excusent les gamins, qui s'amusent à tirer sur les corbeaux, ou les chats.

À quelques mètres, Téji montre du doigt le bâtiment où il vit, au pied duquel... un bateau de plaisance est abandonné sur le béton. Lui « n'a jamais trempé dans le trafic et les conneries », assure Johnny. « Mon père m'aurait tué », souffle le footballeur. Dans la famille, les bêtises sautent les générations. Et chez les Ruiz, c'est Pepone qui s'est sali les mains pour ses fils. Au sens propre : un jour, l'aîné, Anthony, rentre du collège le crâne en sang car un professeur l'a fait chuter au sol pour séparer une dispute. « J'ai alors vrillé..., raconte-t-il. Je suis allé voir le prof et on s'est enfermés dans le bureau. » La suite, une « soupe de phalanges » l'envoie à la case prison.

Plus jeune, Pepone était un boxeur amateur réputé. C'est d'ailleurs à la boxe que Téji Savanier doit l'originalité de son prénom. L'année de sa naissance, ses parents étaient allés au cinéma pour voir Le Champion, de Franco Zeffirelli. Le film mettait en scène un ancien boxeur dont le fils s'appelait « T.J. ». « Si c'est un garçon, il s'appellera comme ça », avait alors soufflé le chef de famille à sa femme, Murielle, enceinte. Ainsi a été inventé « Téji ».

« Au-delà de sa réussite au foot, je suis fière qu'il soit devenu quelqu'un de bien... »
Murielle, sa mère


Les deux parents sont aujourd'hui séparés, et c'est « Mumu » qui continue d'occuper le F3 familial. Tout le monde, dans l'entourage, assure qu'elle est le « pilier » de la vie du joueur, qui porte son nom, celle qui a toujours « tout tenu ». « Au-delà de sa réussite au foot, je suis fière qu'il soit devenu quelqu'un de bien, chuchote-t-elle, émue, en cherchant de vieilles photos dans le buffet du salon. Malgré la notoriété, il n'a pas changé, il est resté Téji. »

La maman conserve dans le meuble, comme une relique, chaque article de presse sur son fils. Une page découpée du Midi libre, en 2000, évoque les benjamins de Palavas, vainqueurs du championnat régional avec 120 buts inscrits pour 5 encaissés, devant Nîmes ou Montpellier. Mention est faite de « cette incroyable équipe qui a mis un point d'honneur à remporter tous les tournois auxquels elle a participé, en battant en finale l'OM, Metz ou le PSG, excusez du peu ! »


Champion de la passe « dé »
Sur la photo, la trogne de Téji, accompagné de ses copains gitans Gino, Tommy, Djariel et Hugo. Les deux premiers sont de Gély, les deux autres de Palavas. Hugo Rodriguez a longtemps fait carrière au côté du milieu du MHSC : à Palavas, donc, puis au centre de formation du MHSC, puis Arles-Avignon. Après deux saisons à Reims, où il était monté avec sa caravane, Rodriguez a arrêté le foot il y a trois ans pour acheter des manèges et se consacrer à une vie de forain qui le rend heureux (lire le magazine L'Équipe du 23 février 2019). « Je le comprends et j'aurais pu faire pareil si j'étais parti si loin », avoue Savanier, qui avait emmené sa maman avec lui lors de son séjour à Arles (2011-2015), pourtant à seulement 80 kilomètres de la maison. Cette dernière regarde en souriant son fils poser avec les trophées de meilleurs passeurs de L2 (2017-2018) et de L1 (2018-2019). « Je suis le seul à avoir enchaîné les deux », lance le joueur. « Et avec Nîmes en plus, chambre Harzouz. Le deuxième, Di Maria, faisait des passes à Neymar. Toi, tu faisais des passes à Ripart ! »

« La seule matière où j'étais le meilleur, c'était en sport »
Téji Savanier


« Mumu » sort ensuite une photo de classe et désigne son petit garçon, au regard clair et coquin. « Quand Téji a été pris en sport-études, je suis allé au collège pour demander son bulletin de notes, se souvient-elle. Le prof principal était en panique, il m'a dit : "Mais madame je ne peux pas vous le donner il ne sera jamais pris... il a 2,5 de moyenne." » « Je ne faisais absolument rien, assume Savanier. La seule matière où j'étais le meilleur, c'était en sport. » Et le sport l'a sauvé. Pas conservé par le MHSC à l'issue de sa formation (2011), le petit attaquant est devenu à Arles-Avignon un milieu de terrain rayonnant à la faveur d'un repositionnement bien senti. Vista, technique, pressing, récupération, frappes lointaines, passes lasers : plus rien n'a freiné son ascension, pas même le soda et les McDo plusieurs fois par semaine, qu'il ne s'autorise aujourd'hui qu'après les matches.

En 2015, Nîmes récupère le joueur, qui reprend sa vie à Gély, à 40 minutes de route. En 2018, montée en L1 où Savanier explose. L'été suivant, voilà le joueur de retour chez lui, à Montpellier, par la grande porte, pour 10 M€, « sans aucune rancoeur ». De nouveau, Savanier brille. Il y a un an, l'AC Milan, le Séville FC ou l'OL le suivaient de près. Son talent n'a pas non plus échappé à Didier Deschamps, qui, début octobre, le qualifiait de « joueur intéressant, surprenant, décisif ».


« Le petit sera professionnel »
Au quartier, où on appelle un Français « un Paillou », on assure que Savanier est « plus complet que Paul Pogba » et qu'il devrait être en Bleu depuis longtemps. Chez « Mumu », le salon s'anime. Rayden, 4 ans, le fils de Téji, enchaîne les jongles avec une belle coordination. Une anecdote revient alors à l'esprit de Pepone. Ce jour de 1996 où, après avoir jeté le ballon contre le mur, Téji, 4 ans lui aussi, lâcha une reprise de volée précise et puissante pile sous la table basse, à quelques mètres de là. « Je lui ai dit : "Téji, refais voir à papa..." Et il l'a refaite, exactement la même. Puis il m'a dit qu'il pouvait la faire de l'autre pied, et il l'a faite du gauche, pareil. J'ai dit à sa mère : "Mumu, le petit sera professionnel." Quand il a signé pro, c'est elle qui m'a rappelé cet épisode. »

Pepone a perdu pas mal d'argent en pariant sur l'adresse de son fils, à qui il promettait parfois un billet de 20 €, en bas de l'immeuble, si ce dernier mettait le ballon d'une frappe lointaine et du premier coup dans une petite poubelle. Il a arrêté d'y jouer avant de finir pauvre. C'est comme ça, en tout cas, que Savanier a développé son épatant pied droit, celui d'un des meilleurs tireurs de coups de pied arrêtés du Championnat.

Devant l'entrée du hall délabré, le joueur désigne une longue fissure sur l'asphalte, puis des bouches d'aération à deux mètres du sol dans le mur du bâtiment. « J'imaginais que cette ligne était celle d'un grand stade, et que les trous, où rentre tout juste un ballon, des lucarnes, détaille-t-il. L'été, après la plage, je restais des heures à frapper tout seul ici, pieds nus sur le goudron. »


Un attachement viscéral pour sa cité
Le soir, il descendait en bas du quartier, car il était le seul « petit » que les grands de Gély acceptaient dans leurs matches. « Et je leur demandais d'y aller fort, qu'ils me considèrent comme eux, même si j'étais un enfant, raconte-t-il. Je rentrais les jambes en sang mais c'est là que j'ai appris à jouer. » Lui qui n'a jamais eu aucune idole, à part Zidane, et qui ne connaissait aucun joueur car il ne regardait aucun match, à part ceux qu'il allait voir à vélo avec ses potes à la Mosson, est vite devenu un phénomène à Gély. Son attachement à la cité le prend aux tripes.

Le footballeur a bien acheté une superbe villa neuve, il y a quelques mois, à dix minutes de là. Mais il n'a pas encore réussi à y emménager. « Et quand on vivra là-bas, tu me verras ici tous les jours, dit-il. Tu vois, là on en parle et je ne me rappelais même plus que j'avais acheté cette maison. » Même la grande piscine ne l'excite pas plus que ça : lui préfère emmener toute la smala à la municipale, avec le pique-nique, l'été. « Sinon, on achète des grandes piscines en plastique et on les met au milieu de la cité, poursuit-il. On les remplit avec les bouches à incendie. »

Ce n'est pas le seul aménagement que les gitans font à Gély. Les logements HLM appartiennent à un bailleur social mais chacun y a fait les travaux qu'il a voulu, et les murs des caves sont tombés pour faire place à de grandes salles où on se réunit. Ce soir, les anciens sont chez Nanasso, neveu de la légende Ricardo Baliardo, alias Manitas de Plata, guitariste originaire de Gély et décédé en 2014 à 93 ans. Chez Nanasso, on mange les haricots gitans et on écoute le flamenco. « Les jeunes fument des joints à 10 ans dehors... Alors je les prends ici et je leur apprends la guitare », souffle-t-il.


« Des gens simples »
Ainsi se transmet un savoir centenaire. « Téji ne joue pas, mais il chante bien », sourit Pepone, qui fait parfois la tournée avec l'équipe pour gérer les percussions. À sa droite, « Rey », 63 ans, profite d'un solo de rumba donné par Paco. Rey Baliardo, autre neveu de Manitas, est aussi une star dans le quartier : repéré à 12 ans dans un camp de gitans, c'est lui qui avait joué le rôle de Victor dans L'Enfant sauvage (1969), de François Truffaut. Et il est aussi un phénomène de flamenco. Harzouz, au bout de la table, immortalise l'ambiance avec son smartphone.

Lui est « un arabe », comme ils disent, « mais on l'a accueilli, adopté et élevé au grain, précise Pepone, Il est des nôtres ». Originaire de la Paillade, il a connu Savanier en formation au MHSC. « Pour un jeune d'une autre communauté, c'est difficile », témoigne-t-il.

« C'est une belle personne. Personne ne vous dira du mal de lui »
« Harzouz », son meilleur ami


« Mais ce sont des gens simples. Moi, j'ai eu une vie de merde. Et dès que je suis venu vivre à Gély, ça a changé ma vie car j'ai trouvé une famille. Téji a les pieds sur terre, ça choque les gens. Ils disent : "Mais attends c'est Savanier là ?" C'est Monsieur Tout-le-Monde. Sans Téji, j'aurais déraillé. Et grâce à lui, je suis sorti de la merde. C'est une belle personne. Personne ne vous dira du mal de lui. »

Ni chez Nanasso, ni chez Menchon, qui a aménagé un bar souterrain, dans un autre bâtiment, où on se retrouve autour de 22 heures pour jouer au rami, avec des mises parfois très importantes. Les gitans aiment les paris, et il y a même un paquet de coqs de combat, dans les cages de Gély.


Le bonheur est dans la veillée
Dehors, les mamans, en peignoirs, s'installent autour d'un feu de palettes, allumé à l'essence dans un grand tonneau métallique. En attendant d'y faire griller des châtaignes, l'une d'entre elles distribue des parts de gâteau au chocolat à tout le monde. Les braises s'envolent dans la nuit.

Il est plus de 23 heures, deux bambins en pyjama jouent au foot sur la route. Un motocross passe, puis un véhicule utilitaire conduit par un enfant. Téji remet une planche au feu, il jette un regard à Tressy, sa femme, le couple se sourit. « Ici, on se sent en sécurité », souffle la jeune femme. La petite famille Savanier est prête à partir, pour un temps, si un gros contrat se présente, même à l'étranger. Mais comment faire pour rester heureux, et performant, loin de Gély ? « On prendra une grande villa, sourit Téji. Et on emmènera toute la cité avec nous. » Les flammes s'emballent et éclairent la veillée. Ici est né, ici a grandi, et ici vit Téji Savanier. « Et c'est ici que je mourrai », jure-t-il. Parole de Gitan.
Alors on s'dit qu'on l'a bien eu (ouais !)
Et qu'c'est pas lui qui nous aura (noooon !)
Et hop ! La fête continue !
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar Elzias » 20 nov. 20, 22:59

Très bon papier, merci le do !

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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar Pacogis » 25 nov. 20, 09:07

Merci le do, j'ai eu les bruits et les odeurs en même temps, tu devrais publier, certain que tu les vendras comme des petits pains tes bouquins en commençant dans la cité Gely!
On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar handballeur34 » 25 nov. 20, 11:09

Pacogis a écrit :Merci le do, j'ai eu les bruits et les odeurs en même temps, tu devrais publier, certain que tu les vendras comme des petits pains tes bouquins en commençant dans la cité Gely!

Paco, c'est un article de l'équipe :smile: :smile: :smile:
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Pacogis
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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar Pacogis » 25 nov. 20, 11:37

handballeur34 a écrit :
Pacogis a écrit :Merci le do, j'ai eu les bruits et les odeurs en même temps, tu devrais publier, certain que tu les vendras comme des petits pains tes bouquins en commençant dans la cité Gely!

Paco, c'est un article de l'équipe :smile: :smile: :smile:


J'ai cru qu'il s'agissait d'un papier de le do, le gars qui a écrit ce papier à eu certainement pris du temps avec cette communauté pour les détails qui sont très précis, je connais très bien le monde gitan, il ne manque rien! Donc, bravo à lui, et à toi de me le signaler :smile: !
On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.

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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar le do » 25 nov. 20, 15:58

Crois-moi Paco, j'ai plein de talents, mais pas celui de l'écriture :smile:

mais le type qui a écrit l'article lui fait effectivement bien ressortir l'ambiance du quartier. moi qui y passe régulièrement pour mon boulot, j'y vois tout ce qui est décrit, le bateau, la caravane, les racines des arbres qui ressortent...
Alors on s'dit qu'on l'a bien eu (ouais !)

Et qu'c'est pas lui qui nous aura (noooon !)

Et hop ! La fête continue !

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Re: [11] Téji Savanier

Messagepar Pacogis » 25 nov. 20, 18:56

Puisque tu y passes souvent, j'aimerai que le prochain papier soit de toi, ça va être un peu coton pour aller plus loin dans les détails!
On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.

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