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Pacogis Veteran adoré


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 3918 Localisation: La Mosson
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Posté le: 11 Juil 08, 07:07 Sujet du message: |
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Pas mal sebxx!
On sent bien qu'elle sort de tes tripes cette poésie, en te connaissant, cela ne m'étonne pas, s'il était encore en vie, je dirai qu'il aurait pu écrite la même notre cher et regretté l'abbé Pierre!
Injustice et encore injustice, ainsi va le monde, les plus faibles restent au bord de route hélas!  _________________ On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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Julien Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 1812 Localisation: Tarascon (13)
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Posté le: 11 Juil 08, 19:32 Sujet du message: |
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Bon, puisque plusieurs personnes ont joué le jeu, je m'y colle à mon tour. Je demande la clémence et la plus haute indulgence du jury, car j'ai écrit ça en 10 minutes, comme ça me passait par la tête. Ce n'est pas bon mais c'est de l'instantané !
L'état de guerre ? Aux oubliettes !
Place au règne de l'Etat de droit.
A quoi bon sortir les baïonnettes,
Quand le plus fort impose sa loi ?
Nul besoin de faire couler le sang
Pour tout détruire tel un barbare,
Quand la prêche des apôtres-marchands
Fait plus de dégâts qu'un million de chars.
On m'a menti.
On m'avait dit que nous étions tous frères,
Et, qu'on soit là-bas ou ici,
Nous vivions tous sur la même terre,
Par l'Humanité réunis.
On m'a menti.
Et dire qu'ils se disent chrétiens,
Répondant chaque semaines aux cloches de la messe,
Feignant toujours de faire le bien
Face au curé dont ils acquiescent
Les sermons, ou bien,
A défaut, ils s'en confessent.
L'essentiel s'est évaporé...
Finalement, dans un monde peuplé d'égoïstes,
Jésus, à l'assaut de l'argent-roi,
En tant que premier des socialistes,
Ne pouvait que finir sur la croix. _________________ "Notez, notez tout... et dites-leur que je ne suis pas le diable." |
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Julien Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 1812 Localisation: Tarascon (13)
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Posté le: 18 Juil 08, 20:34 Sujet du message: |
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Bon, suite des mes lectures estivales...
Le Dernier Jour d'un Condamné de Victor Hugo.

Un grand classique ! Ce qui me plaît dans cette oeuvre, outre le non surprenant talent d'écrivain de Victor Hugo, c'est qu'elle demeure terriblement moderne, bien qu'elle ait été écrite en 1829. C'est quand même peu commun de lire un tel plaidoyer en faveur de l'abolition de la peine de mort 152 ans avant la loi Badinter ! C'est sans doute ce qui lui confère une force si particulière.
En quelques pages, on s'imisce dans l'intimité d'un condamné, on évolue au fil de son ressenti instantané (peur bien entendu, mais également désespoir, mélancolie, haine, espoir d'une libération improbable, nostalgie, ironie). Tout va très très vite ! On le voit tantôt préférer la mort à la captivité à vie, puis se raviser l'heure fatidique approchant, l'instinct de survie prenant implacablement le dessus. Le but est de démontrer toute l'inhumanité et l'absurdité de la peine capitale. Dans cette optique, les préfaces et ajouts de l'auteur sont au moins aussi importantes que le roman du fait qu'ils exposent, sans ambages, les vues de l'auteur sur la question. Parce que certes le roman est excellent... mais ce n'est qu'un roman ! Et l'on ne peut s'empêcher de penser qu'un condamné à mort, capable des pires actes de barbarie (bien que dans le présent livre, à aucun moment n'est évoqué le crime puni), jouit rarement de telles capacités de réflexion et de lucidité dont dispose le narrateur de l'histoire. Bref, s'il vous vient l'envie de lire cette oeuvre, je vous conseille vivement sa version complétée. Car là est le véritable plaidoyer d'un homme engagé en faveur d'une grande cause.  _________________ "Notez, notez tout... et dites-leur que je ne suis pas le diable." |
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BigBen Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 1902
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Tib-O Pro


Inscrit le: 22 Mai 2007 Messages: 1447 Localisation: Montpellier City
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Posté le: 19 Juil 08, 00:06 Sujet du message: |
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je n'irai pas jusque ce qu'a fait Bigben, je ne connais pas du tout ce roman, qui a l'air d'etre un classique (bon en meme temps, en littérature, je suis pas hyper calé).Par contre si ca aurait été une histoire vraie, je le l'achetais sur le champ. Les romans c'est pas mon truc, bien qu'en ce moment je reste bloqué sur la trilogie du "PIRATE DES CARRAIBES" (bon en meme temps, sur la plage, j'ai pas trop envie de lire trop compliqué. )
Dernière édition par Tib-O le 19 Juil 08, 16:20; édité 2 fois |
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Calvy Junior


Inscrit le: 08 Juil 2008 Messages: 135
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Posté le: 19 Juil 08, 11:04 Sujet du message: Le dernier jour... |
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Julien,
"Le dernier jour d'un condamné", de Victor Hugo, a été créé pour le théâtre par la Compagnie Nocturne (Montpellier), en 2007. Mise en scène et interprétée par Luc Sabot, cette pièce figure dans la programmation du Théâtre des Treize Vents ; elle y sera jouée du 11 au 14 mars 2009.
Si à la mi-mars, tu souhaites venir à Montpellier pour voir du spectacle, détourne-toi de la Mosson !
(j'espère qu'au printemps prochain, le Onze montpelliérain me fera rougir de honte...) _________________ « Gardois de coeur, mais montpelliérain de raison. » Michel Mézy |
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Julien Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 1812 Localisation: Tarascon (13)
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Posté le: 20 Juil 08, 19:23 Sujet du message: |
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Merci Calvy pour l'info. Je verrai ça le temps venu alors. Parce qu'après avoir lu le roman, j'ai du mal à imaginer une mise en scène mis à part pour une situation bien précise.
Sinon, si ça pouvait inciter mon ami Paco à continuer à poster ses créations, je poste à nouveau une des miennes. Elle est toute fraîche et elle a pour sujet quelque chose qui me tient particulièrement à coeur : le respect des personnes âgées.
Après la barbarie des hommes, leur lâcheté infinie,
De leurs contemporains doublement victimes,
Leur vie n'aura été qu'une succession de crimes
Que soulage l'illusion d'un possible paradis.
Nul besoin d'éclaireurs, on connaît le chemin !
Indéfectible orgueil d'une jeunesse omnisciente,
Qui n'a pas conscience, puisque les oiseaux chantent,
Que ceux-ci entonnent peut-être leur dernier refrain.
L'Histoire ? C'est du passé ! A quoi bon le connaître ?
Société toute entière offerte à l'avenir !
Qu'as-tu à apporter, ô, toi, sage ancêtre ?
Tu ne peux travailler ? Alors tu peux mourir !
Pourquoi nous parles-tu de combats, de famine ?
Ta vision du monde ? Altérée par le temps !
A qui veux-tu faire peur, ton discours n'est que ruines !
Ce que tu nous contes n'existe qu'en noir et blanc !
Etre indésirable, ma place n'est plus ici.
Je veux mourir demain, à quoi bon vivre centenaire ?
Malgré moi, j'ai connu peut-être pire que la guerre.
Abandon, ignorance, solitude et oubli.
Perdu dans ses souvenirs, seul sur un âpre banc,
Dans un râle mélancolique, un vieillard soupire.
Meurtri dans sa chair, il peut attendre longtemps
Un soupçon d'Humanité : quelqu'un pour lui sourire.
Une dernière fois...
Aujourd'hui sa famille, ces êtres que l'on dit chers,
Déjà, sur son tombeau, entreprennent les comptes,
N'ayant cure qu'au fond d'eux Mère Conscience vitupère :
Vous pouvez bien pleurer, non de tristesse mais de honte !
Un nouveau phare s'est éteint dans la nuit. Et avec lui toute la lumière du monde. Mais l'obscurité a de bon qu'elle nous prépare pour les ténèbres. _________________ "Notez, notez tout... et dites-leur que je ne suis pas le diable." |
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Tib-O Pro


Inscrit le: 22 Mai 2007 Messages: 1447 Localisation: Montpellier City
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Posté le: 20 Juil 08, 20:09 Sujet du message: |
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BRAVO  |
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 21 Juil 08, 00:43 Sujet du message: |
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Chasse, pêche, nature et traditions…
Comme il doit être douloureux pour nos compagnes de se rendre compte que toute leur éducation sentimentale repose sur un mensonge, et que les hommes sont plus souvent proches du cochon qui sommeille en eux, que du prince charmant sur son beau cheval blanc.
L’homme est un animal. Un loup dans une bergerie dont les brebis sont les femmes. Mais il peut être aussi un chasseur, sans foi ni loi, capable de tirer plusieurs espèces de gibier, préférant, tout de même, celles qui sont à poils. Cela ne les empêche toutefois pas de se farcir une dinde en période de fêtes, surtout si ses atouts sont complaisamment exposés dans un décolleté pigeonnant.
Certaines fines gâchettes n’hésitent pourtant pas à varier les plaisirs et se transforment, en cours d’année, en pêcheurs devant l’éternel. N’ayant que trop rarement le sens de la mesure ils poussent souvent le bouchon un peu loin, et sans aucun discernement, ils essayent d’appâter à l’aide de leur asticot les morues et autres raies en tous genres. Il paraît que certains vont même jusqu’à harponner des baleines et des thons.
D’autres hommes, certainement d’un tempérament beaucoup moins belliqueux, préfèrent les promenades bucoliques dans les forêts et les sous-bois. Ils y amènent, pour lui conter fleurette, leur toute dernière dulcinée en espérant que celle-ci, sous un chêne, s’occupe de leur gland . Il n’est pas rare que de tels promeneurs reviennent de ces escapades champêtres, avec leur membre couvert de champignons.
Enfin, il en est d’autres qui préfèrent chercher chaussures à leurs pieds dans les villes. Malheureusement, la race des Cendrillons est en voie de disparition et à force d’arpenter l’asphalte des rues et le goudron des trottoirs, ils rentrent chez eux avec, comme seule prise, une poule qui n’est pas, à coup sûr, de luxe.
Ainsi va la vie. Ainsi vont nos amours, ça va, ça vient et cela ne fait pas que du bien…
Thierry P.
25 déjà ... il y a prescription c'est pour cela que j'ose vous le donner à lire.
Ps: Lorsque ce cher Jean Marie Bigard a présenté il y a quelques années son sketch sur le "lacher de salopes" je me suis dit que, finalement, il était encore plus lourdingue que ce que je pensais  _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 21 Juil 08, 00:50 Sujet du message: |
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Ce texte est plus récent que le précédent puisqu'il date de 1998.
Invitation
Hier soir, invité chez des connaissances à dîner, je n’ai eu droit qu’à un plateau télé. Comme hors d’œuvre un jeu où l’on peut gagner, surtout le droit de se faire ridiculiser.
En guise de plat de résistance, bien sûr, le journal télévisé, sacro-sainte messe journalière de ceux qui ne veulent rien rater, du dernier génocide ou de la dernière grève, mais surtout de la météo qui vient juste après. Ensuite vint le dessert, moment d’intensité, avec une émission qui se proposait de nous montrer la réalité de nos propres intimités. Je n’ai pas osé rester pour le gâteau j’avais, en effet, trop peur que sa cerise me soit indigeste, alors je m’en suis allé.
Que sont donc devenus mes gentils copains, qui de l’autre coté de l’étrange lucarne, m’aidaient à me sentir moins seul les mercredis et dimanches matins. Où sont donc passés Aglaé et Sidonie, Saturnin, Belle et Sébastien, Nounours, Nicolas et Pimprenelle, Poly et Rintintin ? Ont-ils rejoints Pollux et Zébulon pour faire avec eux un tour de manège enchanté, ou bien sont-ils allés retrouver Casimir sur son île aux enfants, pour avec lui s’amuser ?
De nos jours, nos chères têtes blondes se nourrissent de mangas et de programmes moins policés, où rien n’est suggéré mais tout est montré. Bonne nuit les petits, au revoir gentils dessins animés et que vivent les nouveaux concepts télévisés !
Enfants et parents sont enfin égaux, assis devant cette lanterne magique, qui leur propose un monde où tous les gens sont beaux, et peu importe si cela n’est pas la réalité qui, sous leurs yeux hagards, est diffusée.
Tout sent le stuc et le décor en carton pâte des vieilles comédies à l’italienne de ma jeunesse, la poésie et la magie de l’imaginaire en moins. La vie est devenue une pale copie de l’existence, dans cette grande supercherie et cette immense braderie des valeurs et des sentiments, où le paraître a réussi à supplanter l’être, et où la fin justifie trop souvent les moyens.
Les héros sont heureux et triomphent du mal dans les séries télévisées pour ménagères de moins de cinquante ans, ou dans les romans-photos que ces mêmes midinettes attardées achètent en catimini pour les lire, en bikini, négligemment allongées sous le soleil artificiel d’une lampe à bronzer.
Même vos rêves ne vous appartiennent plus, tant il est facile et confortable de vivre vos fantasmes au travers de ces nouveaux chevaliers des temps modernes et princesses de l’audimat, héros trans-tv-hygièniques de la génération télé réalité. A présent les nouvelles
Stars sont à votre portée, là, juste à la porte d’à coté. Charcutier ou caissière devenus vedettes du prime-time, pour qui nul n’ait besoin de maîtriser l’orthographe pour signer, à tour de bras, des autographes.
Braves moutons de Panurge, vivez donc dans ce monde où tout est déjà pré formaté, où tout, pour vous et non par vous, a déjà été pensé, aménagé et aseptisé. Laissez-vous endormir par les chants de ces nouvelles sirènes cathodiques, qui savent mieux que vous de quoi votre lendemain sera fait. Continuez à vous admirer dans ce miroir aux alouettes que représentent votre pseudo réussite sociale et votre bonheur à crédit acheté.
Quant à moi je retourne à mes stylos et à mes feuilles de papier, car voyez vous même si cela peut vous paraître horrible et triste, je n’ai toujours pas la télé. J’écoute la radio et franchement je n’ai pas l’impression d’en être plus bête! A moi donc la liberté de fainéanter, de penser, de rêver et de fantasmer, partageant l’intimité de ma solitude avec ces voix qui resteront, à jamais, des compagnes aux visages inconnus, ne sachant même pas que je les ai entendues.
Quand les propos sur les ondes radiophoniques me lassent, je plonge, je me perds et je me délasse dans la lecture d’un magazine ou d’un roman, suivant mon humeur mais aussi la couleur du temps. Tourner les pages d’un simple bouquin peut m’amener parfois jusqu’au petit matin, faisant de moi l’émule de Sherlock Holmes, le complice d’un malandrin ou le lecteur d’un conte libertin.
Entièrement responsable de mes choix, de mes erreurs et de mes joies, je reste le réalisateur de ma vie, le programmateur de mes désirs et de mes envies, je n’ai à craindre aucune rediffusion, je ne vivrai jamais mes rêves par procuration.
Thierry P. _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 21 Juil 08, 00:57 Sujet du message: |
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L’âge adulte
La quarantaine m’a rattrapé comme l’hiver rattrape l’automne, et avant lui l’été le printemps.
Que sont donc devenues les plus belles promesses, celles que l’on se fait, à soi même et à
ceux que l’on aime, lorsque l’on a à peine vingt ans.
Envolées et emportées par le tumulte et le tourbillon des années qui passent sur le cadran de la
vie là où, inexorablement, le compte à rebours s’égrène.
L’homme que je suis devenu à présent est-il encore digne, des rêves et des espoirs de cet
enfant que j’étais il y a trente ans à peine ?
À combien de parjure et de renoncement, l’hypocrisie et la bienséance qui régissent le
monde ont conduit ceux qui, comme moi, voulaient vivre leurs rêves d’enfant ?
Que valent en effet à nos yeux aujourd’hui, l’honnêteté, la sincérité, l’amitié et la
solidarité, dans ce monde où seul l’argent est roi, où seul le pouvoir compte.
L’enfant que j’ai été est mort avec mes derniers espoirs et mes plus folles espérances.
L’adulte que je suis ne pense plus qu’au présent, tant lui semble incertain et lointain l’avenir.
Vivre au jour le jour, sans projet pour demain, se contenter de peu, être vieux avant l’âge, se
dire qu’après tout le bonheur est un songe, et qu’il est enfin temps d’oublier ces mensonges.
Thierry P. _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 21 Juil 08, 01:02 Sujet du message: |
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Illusions perdues
Ce matin, je me sens comme un enfant qui vient de découvrir que le père Noël n’existe pas, et que les contes de fées ne sont que des inventions pour adolescents pré pubères et gamins en bas âge. La réalité n’est vraiment pas un rêve, et mes rêves ne deviendront jamais réalité.
Pourquoi ai-je en moi ce mal-être aujourd’hui, et pourquoi je me découvre âgé et aussi peu présentable, alors qu’hier encore je pensais être dans la force de l’âge et séduisant ? En fait, tout allait bien jusqu’à ce que…
Cette nuit, je n’ai pas pu honorer comme il se devait ma douce et tendre épouse. Nos jeux de l’amour n’avaient, jusqu’alors, rien à voir avec ceux du hasard. Mon activité physique la plus intime ne ressemblait en rien à une trop longue course d’obstacles. Cela n’était tout au plus, qu’un fort divertissant et très agréable échauffement… des sens.
Hélas, cette fois- ci, j’ai dû rendre les armes en pleines joutes amoureuses, car mon corps ne suivait plus. Le cœur en surrégime, les muscles tétanisés par les crampes et le souffle court, j’ai dû rompre notre corps à corps érotique, ma cuisse droite tiraillée par un point de sciatique.
Six mois plus tôt, le premier signe avant coureur aurait dû m’alerter, mais trop sûr de ma force, je n’y ai pas attaché d’importance. J’ai pensé, alors, que ce premier cheveu blanc découvert ce matin là dans mon bol de café, n’avait rien de bien inquiétant.
Trois mois plus tard, une seconde alerte, bien plus grave encore, aurait dû me faire prendre conscience que l’heure de ma décrépitude physique était annoncée. Moi qui, aussi loin que ma mémoire s’en souvienne, ai toujours porté haut l’étendard de ma virilité au réveil, ce matin là je n’arborais qu’un insignifiant appendice, pendouillant entre mes jambes.
Là aussi, une attitude par trop machiste, me poussa à mettre cette défaillance organique sur le simple compte de la faible température qu’il faisait, car comme chacun le sait, le froid est l’ennemi et le mal absolu pour les mâles attributs.
Ainsi donc je vieillis. Comme les autres. Peut être même moins bien qu’eux ! Ma silhouette s’est voûtée et mon regard autrefois si vif et charmeur, s’est transformé au point d’en devenir terne, comme éteint. Mon ventre a tendance, repas après repas, à prendre de plus en plus de place dans mon pantalon, alors que mon bas ventre, bien au contraire, semble ne plus pouvoir ni vouloir occuper toute la sienne !
Lorsque j’avais vingt ans je rêvais de vivre d’amour et d’eau fraîche et ma fougue amoureuse était celle d’un jeune étalon. Aujourd’hui, à plus de quarante ans je mange plus que de raison, et seuls quelques soubresauts agitent quelquefois encore mon caleçon.
Il est donc vrai que l’on ne peut pas être et avoir été, voilà en guise de conclusion, quelle est de mon histoire la moralité.
Thierry P. _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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Pacogis Veteran adoré


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 3918 Localisation: La Mosson
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Posté le: 21 Juil 08, 09:34 Sujet du message: |
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Ouhaouuuuuuuuuuuu!!!!!!!!!!!!!!
2 super poètes sur ce forum, il va falloir s'accrocher!!!!
Chez Julien, je sens de la révolte, c'est bien ce que je ressent tous les jours en côtoyant des personnes très âgées qui me racontent toujours les mêmes histoires, j'écoute toujours avec le même intérêt, je sais que j'ai rempli ma mission d'être humain de les avoirs écoutés!
Julien, mes félicitations!
Quand à Thierry, lui est bourré de mélancolie, c'est vrai que quand on prends le temps de se retourner sur quelques années en arrière, on s'aperçoit que tout est vrai!
C'est la vie!
Big Ben, tu peux mieux faire!  _________________ On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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Calvy Junior


Inscrit le: 08 Juil 2008 Messages: 135
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Posté le: 21 Juil 08, 09:56 Sujet du message: L'Or |
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Tout d'abord, mes félicitations aux poètes de ce forum, inclinons-nous devant leur verbe et leur courage…
Pour ma part, je vous livre ici un extrait du livre que je viens de terminer, "L'Etang de l'Or", écrit par Gaston Baissette en 1945, sur un lieu magique que vous devez être nombreux à connaître.
Il n'en est rien, mais ce passage, fichu sur ce forum, pourrait être un post de l'un de nous décrivant la dernière rencontre de notre équipe de Montpellier : on y évoque la consternation du supporter devant la vélocité de nos joueurs, sous la chaude ambiance dans les tribunes à la tombée de la nuit !
« C’est tous les jours le premier jour, mon petit. J’oublie que j’ai déjà vu ça hier et je suis chaque fois aussi étonné. C’est après le coucher du soleil que ça se passe, quand il n’y a plus rien au ciel. Alors les couleurs commencent à se traîner dans les clairs, et ça n’en finit plus de se mélanger, de mourir et de renaître ; c’est des grands escargots et des écharpes ; enfin tout crève dans le bleu de roi, mais tard, tu sais, très tard, jusqu’à la nuit noire ce soleil qui est parti continue à envoyer des couleurs on ne sait pas d’où. Ah non ! je ne cesse pas d’être étonné. » |
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 21 Juil 08, 13:17 Sujet du message: |
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Paco je ne suis pas QU'un nostalgique_mélancolique.
Je crois au présent et j'ai foi en l'avenir ... pour peu que chacun d'entre nous n'oublie JAMAIS que l'on est vraiment rien sans l' AUTRE ...
Tous les écrits ne sont pas à 100% autobiographiques même si l'histoire personnelle de chacun reste, bien évidement, une source d'inspiration première.
Allez je continue avec un texte gentiment puéril et gribouillé alors que comme l'a écrit pascal Sevran:
"je venais d'avoir 18 ans, j'était beau comme un enfant, fort comme un homme ..."
Paroles, paroles, paroles ...
Amour d’enfance
Nous n’avions que dix ans et nous étions joyeux,
comme le sont deux enfants lorsqu’ils sont amoureux,
cet amour platonique fait de baisers volés,
fût pour nous magnifique, rien ne l’a effacé.
Nous rêvions d’amour fou, de pouvoir vivre ensemble,
la vie n’était pour nous qu’un puzzle que l’on assemble,
fait de tous petits riens qui pour nous disaient tout,
aujourd’hui je me souviens de tous nos rendez vous.
Des rêves de mariage que l’on s’était juré,
nous n’en avions pas l’âge, puis l’on a oublié,
les souvenirs d’enfance lorsque l’on est plus vieux
ressurgissent du temps pour nous rendre heureux.
Heureux d’avoir vécu des instants chimériques,
dis moi te souviens tu de ces jours fantastiques
où tu me sacrais roi, où je te faisais reine ?
Quelques heures sans toi me remplissaient de peine.
Nous n’avions que dix ans et nous étions joyeux,
comme le sont les enfants lorsqu’ils sont amoureux.
Thierry P. _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 21 Juil 08, 13:37 Sujet du message: |
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Il était le meilleur ami de ma femme et son témoin à notre mariage.
Par fausse pudeur et réelle bétise je ne lui ai jamais vraiment dit à quel point je l'appréciais. Si j'ai aujourd'hui un petit message à transmettre à chacun d'entre vous c'est celui ci:
Il faut toujours dire à ceux [famille, ami(e)s, amour(s)] que vous aimez combien vous les aimez.
Nous pensons tous, à tord, que nous aurons le temps de leur dire tout à l'heure, demain ou un peu plus tard ...
mais le temps perdu, malheureusement, ne se rattrape pas ...
Témoin
Je m’en veux aujourd’hui de ne pas t’avoir dit
que pour moi tu étais devenu un ami.
Ton humour, ta gentillesse et ta bonté
faisaient que de tous tu étais apprécié.
Toujours à l’écoute des gens
qu’ils soient petits ou grands,
tu savais simplement avec quelques mots
apaiser et guérir tous nos petits maux.
Tu t’es envolé, petit titi parisien,
laissant derrière toi des nuits et des jours chagrins.
Les ailes brûlées aux plaisirs de la chair,
tu cherchais un amant, tu voulais un grand frère,
seul, à la recherche de l’âme sœur,
tu voulais, à deux, découvrir le bonheur.
Différent tu l’étais mais pour qu’elle raison ?
Pour ta façon d’être et de plaire aux garçons ?
Le corps et le cœur ont des raisons que la raison ignore
et quoi qu’en pensent certains l’amour est toujours le plus fort.
Si l’on naît différent c’est pour ce que l’on est
et non pas seulement pour nos façons d’aimer.
En vérité peu nous importe les mots,
car que l’on soit hétéro, bi ou homo,
lorsque l’on dit « je t’aime »
C’est du pareil au même.
Je m’en veux aujourd’hui de ne pas t’avoir dit
que je t’aimais vraiment, comme on aime un ami.
Thierry P. _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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Pacogis Veteran adoré


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 3918 Localisation: La Mosson
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Posté le: 21 Juil 08, 19:28 Sujet du message: |
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Tiens Thierry tu m'as donné une petite inspiration, en ce moment avec la douleur, je n'en trouve pas beaucoup et comme je n'aime pas trop parler de cette saloperie qui nous guette tous malheureusement je me suis essayé avec ça!
Si regarder en Arrière.
Si regarder en arrière vous donne du chagrin
Si regarder en arrière vous vous souvenez
Que de peines vous a affligés
Alors regardez à côté de vous
Je serais toujours là pour vous
Avec mes bonnes paroles
Pour apaiser un peu votre cœur
Et je ne vous lâcherai pas la main
On ne veut confier a personne son chagrin
Alors je serais l'épaule sur laquelle pleurer
Je serais votre guide pour vous amener au loin
Et des jours meilleurs pour vous faire espérer
Nous ne sommes pas toujours joyeux
Pourquoi ces larmes qui coulent de vos yeux
On aime trop souvent se rappeler
Des choses qui font mal qu'ont aimerait oublier
Il faut tourner la page
Changer de paysage
Regarder plus loin vers un nouvel horizon
Et trouver un autre lieu d'évasion
Je suis avec vous, vous n'êtes pas seuls.
Paco. _________________ On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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Pacogis Veteran adoré


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 3918 Localisation: La Mosson
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Posté le: 21 Juil 08, 19:35 Sujet du message: |
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J'en ai fais un autre sur l'amitié qui nous unie tous sur ce forum!
Les mots arrivent tout seuls et se mettent en place pour dire quelque chose qui touche tous les cœurs!
Essayez donc, vous allez voir comme c'est facile quand on laisse parler son cœur sans réfléchir!
Que c'est simple la poésie!
L'amitié.
L’amitié est un sentiment si discret,
Qu’il ne se clame pas au grand jour.
Il s’acquiert avec le temps, comme l’amour,
Pourtant il n’en est qu’un cousin secret.
L’amitié, c’est être serein,
Ne rien demander en échange,
Mais seulement tendre sa main,
A quelqu’un qui n’a pas d’ange.
L’amitié se donne sans compter,
Sans tromperie, même s’il est parfois dur,
De rester honnête et d’être sur,
Que la vérité, ne va pas blesser.
L’amitié c’est souvent s’oublier,
Pour savoir apprendre et écouter,
Les histoires quelquefois si personnelles,
Sans juger et sans regards cruels.
L’amitié, elle vous touche au cœur,
Quant en face, cette autre âme sœur,
A son tour vous écoute et vous conseille,
Pour que votre chemin soit merveille.
C’est tout ça l’amitié,
Mélange de sensibilité,
Caresse d’intimité,
Sans mauvaise pensée.
Paco.
A vous messieurs maintenant!
 _________________ On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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Pacogis Veteran adoré


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 3918 Localisation: La Mosson
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Posté le: 21 Juil 08, 20:11 Sujet du message: |
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Tiens encore Thierry puisque tu est allé dans ce coin, j'ai fais un petit spicth sur une région de la France qui m'enchante, pas toi?
LE MORBIHAN
Petite mer ou Morbihan,
Deux mêmes mots en langage différent,
Découvert le temps d’un moment,
Et vous le présenter l’espace d’un instant !
Dans une Bretagne au passé surprenant,
Il est le seul avoir gardé son nom d’antan !
Ce département mariant passé et présent,
Vous plonge dans le temps, refaire surface maintenant !
Ses menhirs, ses dolmens, ses tumulus,
Narguant les siècles et bien des questions irrésolues !
Font naître dans nos têtes des idées farfelues !
Même merlin l’enchanteur en est inclus.
Avec ses villes, ses villages formés de maisons de pierre
Dont le blanc couleur local parfois sous le lierre
S’ouvrent sur des fenêtres aux volets bleu marine, bleu ciel !
Chapotées de toit d’ardoises percées de colombines quelque peu officielles,
Les plus anciennes coiffées de toit de chaume,
Colombages apparents aux couleurs polychromes,
Vous communiquent cette sensation de chaleur, joie et beauté
Dont il fait bon vivre derrière ces brise- bises crochetés.
En son golfe qui porte son nom
Des îles forment ce chaînon !
De tranquillité, sérénité, liberté !
L’île aux moines la plus grande,
S’ouvre à vous comme une offrande.
Avec ses couleurs, sa flore, sa grandeur !
Vous êtes tranquille, serein, libre !
Vous prenez des couleurs, des fleurs… Un peu baroudeur.
Sortie du golfe, direction la pleine mer,
Passage baie de Quiberon cap Belle île en mer.
Vous accostez sur Palais ou Sauzon
Avant l’océan à perte d’horizon !
Vous tomberez sous son charme
Devant ses paysages qui désarment !
A l’est ses places de sable, à l’ouest ses falaises abruptes !
Qu’il soit calme ou agité l’océan est vrai, l’océan est beau, l’océan est brut !
Je ne savais pas si c’est pour ceci ou cela
Que des poètes ont couché sur du papier tout ceci
Des peintres ont mis sur des toiles tout cela
Qu’un moment de ma vie est venue s’arrêter ici
56000 raisons mon montrées ce qui est beau, là !
Sous un ciel chargé de nuages ou ciel bleu
Que le Morbihan est généreux, que le Morbihan est beau !
Et voilà le tableau que j'ai fais sur place, je pense que tu as vu la pointe du Raz, la voilà!
[/img] _________________ On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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Pacogis Veteran adoré


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 3918 Localisation: La Mosson
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Posté le: 24 Juil 08, 09:01 Sujet du message: |
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Voici ce que nous avons trouvé dans la table de nuit de mon beau père signée et datée 1 jour avant de nous quitter, il avait un don de la poésie lui aussi, je tenais à vous la faire partager!
Comme quoi, il désirait quitter ce monde tant sa souffrance était grande, il a senti qu'il allait nous quitter!
MON AILLEURS
J’ai le gout de l’étrange,
La saveur du différent,
Cet ailleurs qui dérange
M’attend.
Ce ciel nouveau m’attire,
Il m’obsède, me défie,
J’ai tant envie de partir
D’ici.
Parmi les flots si diffus,
Au cœur de la nature,
Je baladerai, vois-tu,
Ma voilure.
Et le vent me poussera,
En défiant la Sirène,
Et son cri apaisera
Ma peine.
J’ai le gout de l’étrange,
La saveur de l’inconnu,
Cet ailleurs ne dérange
Plus. _________________ On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant.
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thierrygolot Pro


Inscrit le: 24 Juin 2007 Messages: 1478 Localisation: Menton (dept 06)
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Posté le: 15 Aoû 08, 19:39 Sujet du message: |
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Communication
Dans ce monde moderne, où les moyens de communication nouveaux n’ont jamais été aussi performants et nombreux, et où il est devenu courant d’être en contact avec le reste de la planète, les gens ont pourtant de plus en plus de difficultés à communiquer entre eux. Peu d’entre nous trouvent encore intéressant de s’occuper de nos entourages immédiats que sont nos voisins, nos amis et nos familles.
Penser par soi même et non pour soi même doit pourtant redevenir un réflexe premier, car l’égoïsme est un poison qui trop souvent nous tue, et l’altruisme une qualité trop souvent perdue. Vivre avec son temps ne doit pas nous conduire à minimiser la place des rapports humains dans la construction de nos lendemains. Cela doit nous amener, tout naturellement, à privilégier le monde réel à celui, virtuel, que l’on nous propose trop souvent actuellement.
Pourquoi éprouver le besoin d’aller chercher ailleurs ce que l’on a déjà à portée de mains ? Echanger avec le monde lointain est-il si judicieux si l’on est incapable, ici, de sourire à son propre voisin ? Il est temps aujourd’hui de réapprendre à se parler, à s’écouter et à s’aider, pour dès demain ressentir le besoin de s’aimer.
Nos différences ne sont rien pour peu que l’on prenne le soin de respecter l’autre, comme nous aimerions qu’il nous respecte. Ne pas avoir peur de l’étranger, ne pas craindre l’inconnu, découvrir sans préjugé ni a priori, ces gens qui nous entourent.
L’amitié est un don de soi que l’on offre aux autres. Elle est une force incroyablement vivace et résistante aux agressions de la vie, mais aussi un sentiment humain, donc fragile. L’amitié se cultive, jour après jour et épreuve après épreuve, mais se doit d’être réciproquement nourrie, car jamais rien n’est acquis. L’amitié, comme l’amour, se construit à deux, et l’on ne dit jamais assez à l’autre combien on l’aime. Apprendre à nouveau à dire l’essentiel, en remettant à plus tard tout ce qui est superficiel.
On choisit ses amis mais pas sa famille. Certes. Mais qui peut véritablement remplacer un père ou une mère ? Il est tellement facile lorsque l’on est enfant puis adolescent de dénigrer les choix et les décisions de ses parents. Toutefois, cela ne doit jamais nous faire oublier que quoi qu’il advienne, dans la vie des uns et des autres, nous sommes tous le fruit des amours d’un homme et d’une femme, et que quoi que nous disions ou fassions, il existera toujours ce lien car c’est le même sang qui coule dans nos veines et cette filiation est inscrite dans nos gènes.
Cessons, enfin, de nous déchirer en de vaines querelles pour concentrer tous nos efforts à faire le bonheur de nos proches. Ainsi réunis, car à nouveau unis, nous pourrons mieux profiter de nos joies et de nos envies, et il nous sera beaucoup moins difficile de traverser les inévitables coups durs de la vie.
Thierry P
Secret
La femme et le secret ne font pas bon ménage,
si tu veux annoncer nouvelle à ton entourage
dis donc à ta femme que cela est secret.
Tous les gens du quartier, tous les gens du village,
du plus vieux des aînés à l’enfant en bas âge,
tous seront au courant avant la matinée !
Thierry P
Qui va à la chasse…
Certains s’enorgueillissent de leurs trophées de chasse, exposant sur les murs des têtes aux bois luisants, ici gît un chevreuil, un magnifique cerf, qui n’ont perdu la vie que pour orner ces lieux.
Si par malheur pour lui le « COCU » était proie, le maître de ces lieux pourrait
s’enorgueillir de compléter la liste, et d’être le voisin du chevreuil et du cerf, tant il est vrai que pour trophée de chasse, les cornes d’un « cocu » valent bien qu’on les chasse !
Thierry P _________________ "là où il y a une volonté, il y a un chemin". |
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