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Julien Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 1812 Localisation: Tarascon (13)
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Posté le: 29 Déc 06, 14:01 Sujet du message: L'Histoire |
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Bon, puisque il nous faut prendre nos nouveaux quartiers, autant faire nous-mêmes la déco
Donc je me permets de remettre ici le sujet - et ses quelques réponses - que j'avais posté sur l'ancien forum juste avant le déménagement.
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Par Julien
Ca fait un petit moment que ça me trotte dans la tête, donc je me lance. J'aimerais connaitre, en quelques mots, votre rapport à l'Histoire.
Personnellement, je suis étudiant en Histoire, je suis vraiment tombé amoureux de cette matière. Je me demande encore comment j'ai pu, jusqu'ici, ne pas y prêter une attention plus particulière, me contentant d'apprendre mes leçons de la primaire à la Terminale, sans trop chercher ce qu'il y avait derrière (un peu comme mes cours de philo, dans une moindre mesure).
Donc y a-t-il parmi vous, aussi, quelques passionnés ? Qu'est-ce que l'Histoire représente pour vous ? Une volonté identitaire ? Une envie de connaître différentes cultures, différentes civilisations ? Avez-vous des thèmes privilégiés ?
Ou alors au contraire ça ne vous interpelle pas ? Et pourquoi ?
Je pense que l'Histoire est indispensable pour appréhender les problèmes que nous connaissons aujourd'hui. Rien n'est du au hasard. Comme le dit le sous-titre du magazine Historia, "A la lumière du passé le présent s'éclaire". Et puis les historiens sont des gardiens de mémoire et s'avèrent très utiles à mes yeux s'ils sont honnêtes et objectifs, d'autant que ces dernières années on fait de plus en plus appel à eux (comme le dit mon prof, on passe de l'historien savant à l'historien expert). A mes yeux, l'Histoire est partout, même où on ne la voit pas.
Aussi, se pose le problème de son apprentissage. J'avais vu par exemple que zig, devant la médiocrité de bon nombre d'élèves dans les matières de base à l'entrée en sixième, préconisait qu'à l'école primaire on se limite presque exclusivement à la lecture, à l'écriture et au calcul.
Personnellement - zig va dire que je prêche pour ma paroisse lol - je pense que l'Histoire doit être enseignée même à l'école primaire. Je considère qu'elle doit être liée à l'éducation civique, le tout pour inculquer à nos jeunes le respect du passé et des valeurs de la République. Peut-être pas au point de la IIIe République quand même, mais des cours plus vivants et intéressants (sans parler du fait qu'au lycée on refait les mêmes choses, certes de façon un peu + approfondie, qu'au collège donc il y a peut-être une logique à revoir là). A.Decaux disait déjà dans les années 70 qu'il s'inquiétait de la pauvreté des connaissances des jeunes français en la matière, là je pense que ç'a empiré. L'Histoire est un peu dans le même cas de figure que les religions, les bases ne sont même plus acquises à la fin de la scolarité, ce qui peut poser problème. Car on est arrivé à un point tel que la méconnaissance de soi et d'autrui peut déboucher sur des formes d'intolérance et de xénophobie (y a qu'à entendre les idées reçues et relayées sur l'Islam entre autres...).
Puis j'estime qu'après la lecture, l'écriture et le calcul, l'Histoire ne peut pas être mise sur le même pied d'égalité que les autres sciences, comme la biologie ou la physique par exemple. Justement parce que l'Histoire est utile dans la construction identitaire d'une personne, pour savoir d'où l'on vient, comprendre dans quel monde on vit et saisir les principaux traits et enjeux de nos sociétés (mais dans ce dernier cas, c'est clair que ça ne concerne pas l'école primaire).
Donc voilà, merci à ceux qui prendront le temps de répondre. J'espère que ça changera au moins un peu des sujets qui dévient sur la politique.
P.S. Copiez vos messages avant de les poster, parce qu'avec les problèmes actuels du forum, je veux pas lire l'excuse "j'avais tapé un livre, j'ai les nerfs, j'ai pas la foi pour tout retaper"
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Par BigBen
moi ca m'a toujours soulé les cours d'histoire, surtout quand il fallait connaitre les dates par coeur... Qu'est ce que ca peut foutre que ce soit un 28 mars 1942? Surtout quand on la survole comme au lycée.
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Par tonyrion
Voilà un sujet interessant.
Perso j'adore l'histoire mais mon gros problème est d'être fainiant, je n'aime pas apprendre par coeur et l'histoire c'est tout de même beaucoup de par coeur.
Il n'empêche que j'ai toujours aimé les cours que j'ai pu avoir, apprendre le passé est très enrichissant malheureusement je trouve qu'à l'école primaire notamment, on n'utilise pas les bonnes méthodes. Tout du moins à mon époque, mais ça c'est déjà de l'histoire ancienne
Quand on est un gamin, les dates c'est plus écoeurant qu'autre chose, il serait mieux d'accès les cours sur la compréhension de l'histoire plutôt qu'à du par coeur dont on ne se rappel plus rien ou juste quelques lignes quelques mois plus tard. De nos jours, et depuis pas mal de temps, il y a des BD très bien faites et sérieuses sur l'histoire de France, voilà un support de cours probablement plus intéressant que des manuels de 1000 pages dont on n'apprend que le 1/10° pour ne rien retenir.
J'aime l'histoire et pourtant je ne connais pas très bien cette matière, aujourd'hui je me rattrape en lisant des ouvrages de temps en temps, en regardant les documentaires sur les chaines spécialisées, voilà encore un support de cours fabuleux.
Bref je m'intéresse mais mon chemin professionnel est déjà tracé et peut être qu'il aurait été autre si cette matière m'avait été instruite différemment. Bon j'en doute mais peut etre que celà serait le cas de pas mal de monde.
Quoiqu'il en soit et pour sortir de l'éducation qui revient souvent sur ce forum en ce moment, je trouve aussi que l'histoire, mais je n'invente rien tellement c'est reconnu par tous, est un extraordinaire outil pour notre vie quotidienne, apprendre de nos erreurs passées, voilà bien ce que je retiens de plus important au delà de savoir qui a été Charlemagne ou Napoléon.
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Par Julien
Je vous rejoins tous les deux sur votre conception de l'apprentissage de l'Histoire. Je ne suis pas non plus un fan du par coeur.
J'aime parler d'Histoire avec n'importe qui, mais dans le sens d'une trame générale, de grands thèmes. Quand je dis que je suis étudiant en Histoire, j'ai souvent la hantise (le mot est peut-être un peu fort) que les gens m'interrogent sur une date ou un personnage historique précis. Je n'ai pas la prétention d'être ou de devenir une Encyclopédie. Je suis plutôt partisan des "têtes bien faites" au lieu des "têtes bien pleines". Donc faut pas me demander non plus de connaitre la date exacte de tous les évènements, ce n'est pas possible et puis ça ne m'intéresse pas spécialement. La chronologie est utile pour replacer les évènements dans leur contexte, pour connaitre leur enchainement, mais l'Histoire ne se résume pas à ça.
Je préfère donc les grands thèmes, comme par exemple la construction de l'Etat moderne, les grandes idéologies, la vie dans les villes médiévales, etc. Parce que l'Histoire, depuis sa révolution interne, c'est un mélange de sociologie, d'anthropologie, de philosophie, etc. et pas seulement de la chronologie, de l'Histoire-bataille, et quelques grands noms. D'ailleurs un des grands débats qui divise les historiens est Est-ce l'homme qui fait l'évènement, ou bien le contraire ? Quelle est la place de l'homme dans le processus historique ? Est-il acteur ou spectateur ? Est-ce que quelqu'un peut changer le cours de l'Histoire à lui tout seul (c'est en partie l'opinion des "intentionnalistes" qui parlent par exemple de l'appel du 18 juin comme un acte fondateur du Gaullisme, avec toute la suite que l'on connait) ?
Bref, je suis d'accord qu'il y a de grands progrès à faire pour intéresser plus de monde à l'Histoire, à commencer par les élèves. Malheureusement on prend le chemin de "l'Histoire de consommation", à l'image de notre société. C'est dommage car ce qui m'intéresse, perso, le + à la fac c'est le soin qui est mis à nous apprendre à construire un raisonnement, un argumentaire, à structurer notre pensée, et peu importe le sujet. L'Histoire doit amener la réflexion, ça ne sert à rien de former des robots qui ne savent pas ce qu'ils racontent ou, pire, qui s'en contrefoutent parce que c'est le meilleur moyen d'en dégouter la majorité. La première des leçons, comme l'a dit Tony, c'est bien de prendre en compte les erreurs du passé pour ne pas les reproduire, et c'est difficile aujourd'hui de dire que cette philosophie est systématiquement appliquée...
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Par tonyrion
Comme toi, j'ai surtout adoré l'histoire lors de mon passage en fac de droit. les cours d'histoire du droit, formidablement enseignés par des orateurs hors pair. Sans vouloir cracher sur les enseignants de primaire, collège ou lycée, avoir un cours d'histoire à la fac donné par une personne ayant de telles connaissances et surtout une telle aisance oratoire que ceux que j'ai pu avoir c'est génial.
On écoute et finalement, on comprend et retient bien mieux que si on avait eu plusieurs heures pour apprendre par coeur un texte de 2 pages.
Evidemment, ces enseignants n'ont qu'une matière à connaitre et un programme plus light permettant de pouvoir s'attarder à raconter parfaitement un évènement important que des instituteurs notamment.
Mais c'est surtout la méthode que j'aime. On se pose avec des feuilles et on écrit tout en écoutant et l'enseignant parle sans sarrêter, il ne dicte pas. Du coup on est vraiment dans l'histoire et pas dans un cours.
On retourne à la maison avec plusieurs feuilles doubles recto verso mais on se rend compte que quand on a compris le fil de l'histoire, tout s'apprend bien plus vite. D'ailleurs on ne demande pas du par coeur, excepté les dates, on veut une compréhension.
Evidemment celà parait impossible à faire en primaire, voir au collège tellement il est difficile d'écrire aussi vite tout en comprenant ce qui est raconté à cet âge. Par contre je trouve qu'au lycée c'est dommage de toujours être autant derrière les élèves.
Et puis je me demande si le fait de raconter et distribuer des résumés à la fin ne serait au final pas plus instructif pour les enfants, plutôt que de dicter un texte au ralenti.
Pour ce qui est des débats cités par Julien, je suis de l'avis que l'homme fait l'histoire. Si ce n'est pas lui qui d'autre? et plus ça va, plus sa place est importante dans ce domaine.
Et un homme peut il changer le cours de l'histoire? là c'est plus difficile à dire car si De Gaulle a été celui qui a lancé l'appel du 18 Juin, il ne faut pas oublier ceux qui l'ont aidé avant pour arriver à cette place qui lui aura permis de changer le cours de l'histoire. Donc au moment du discours, oui il est seul à changer l'histoire mais sans l'aide qu'il a eu avant il n'y aurait pas eu d'appel. Il n'a donc pas changé le cours de l'histoire à lui seul. Et puis le discours c'est bien beau mais ce sont les hommes qui y ont répondu qui ont finalement été les vrais acteurs de ce changement. Donc de mon point de vu, c'est moins évident comme sujet. pour la place de l'homme dans le cours de l'histoire là j'aimerais bien connaitre, Julien, les arguments opposés car je ne vois pas trop personnellement.
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Par zig
L'Histoire, j'adore ça. Mais comme indiqué par BigBen, ça dépend aussi de la manière dont c'est enseigné. Et je ne suis toujours pas partisan de l'enseigner à l'école primaire car ça en revient à de la récitation (ton expérience, celle de BigBen et la mienne ne font que le confirmer).
Perso, j'ai toujours aimé ça depuis tout petit, mais je me suis rendu compte après qu'on me l'enseignait (mal) trop tôt. Au final, seul mon prof de terminale m'a vraiment fait régaler, c'était une joie d'assister à son cours qu'il faisait vivre de ses expériences vécues (le 20è siècle étant au programme, c'est plus facile aussi). Je suis arrivé au bac sans avoir appris une seule leçon et sans connaître d'autres dates qu'approximatives (style la crise de Cuba vers 1962) et c'est la matière où j'ai eu ma meilleure note (j'adore aussi la Géographie). C'était l'avantage du commentaire de texte ;).
Pour en revenir à l'enseignement, durant mon cursus, il y a des périodes cruciales qui ne m'ont jamais été enseignées : la Commune et tout le XIXè siècle en particulier. Et je ne trouve pas ça très normal alors qu'on m'a rabaché les gaulois, le moyen age, Louis XIV ou la révolution française entre le collège et le lycée. Ce qu'il y a eut entre, c'est moi-même qui ai dû me l'enseigner par des lectures ou autres. |
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Julien Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 1812 Localisation: Tarascon (13)
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Posté le: 29 Déc 06, 14:39 Sujet du message: |
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Pour répondre à Tony, donc, bien entendu l'homme est au coeur du processus historique puisque l'Histoire est une science humaine. Mais le débat va au-delà de ça : l'homme est-il conscient de ce qu'il fait ou est-il déterminé par différents critères ? Un homme peut-il changer à lui seul le cours de l'Histoire ?
Prenons un exemple connu, le génocide juif durant la Seconde Guerre mondiale. Pour les historiens dits "intentionnalistes", la solution finale était prévue de longue date par Hitler et toute sa politique serait basée sur ça, selon un enchainement logique des évènements. Au contraire, pour les historiens dit "fonctionnalistes", l'idée d'un génocide s'est constituée au fil du temps, parfois de manière improvisée au sein de luttes à l'intérieur même du pouvoir nazi (qui ne serait donc pas unifié derrière le Fuhrer), et résulterait de la radicalisation du conflit mondial à partir de 1941, c'est-à-dire du poids des circonstances. Dans ce cas, la chaine des responsabilités ne se limite pas au seul Hitler et à son entourage proche.
Au départ, l'Histoire était vue d'en-haut, se limitait aux élites, aux grands hommes, aux évènements, selon l'expression de la volonté seule des individus. Mais petit à petit, sous l'influence du marxisme, de la sociologie, de l'économie, de la géographie, de la psychanalyse, etc., les historiens ont rejeté ce modèle d'Histoire pour s'intéresser aux structures profondes (existe-t-il un certain déterminisme ? famille, rang social, etc.), à l'étude des masses et des mécanismes profonds. Il y a par exemple beaucoup de débats autour de la Révolution de 1789 : il y a les partisans d'un mouvement structurel, qui s'inscrirait dans la durée, qui exprimerait la volonté de liberté née de la philosophie des Lumières; de l'autre côté, il y a ceux qui mettent en avant essentiellement la conjoncture économique des 2-3 années précédant 1789 et pour qui au départ la Révolution n'était pas un objectif en tant que tel; puis il y a ceux qui lient les deux; bref, il y a de multiples lectures possibles de l'évènement, et il est très difficile (pour ne pas dire impossible) de trancher entre elles pour connaitre une stricte vérité.
D'ailleurs, existe-t-il une seule vérité ? Car d'autres problématiques existent. Depuis les années 1970, les historiens ne se contentent plus de chercher la véracité des faits, il est parfois intéressant d'étudier la mémoire qui perdure d'un évènement dans l'inconscient collectif. Par exemple, la guerre des Camisards en Cévennes : tout un imaginaire collectif s'est créé dessus, et l'Histoire entourant le conflit est largement rattachée à lui par les populations locales (P.Joutard parle de "camisardisation" de l'Histoire, du paysage, du temps). Beaucoup de communautés se sont créées une certaine représentation de leur Histoire. Ainsi, l'Histoire, en tant que quête de la vérité, peut détruire une mémoire, d'où les querelles autour des lois mémorielles qui sont discutées à l'Assemblée nationale.
Donc l'Histoire rejoint souvent la philosophie et la sociologie entre autres. Je pense que nous sommes largement conditionnés, et c'est selon cette idée que l'on s'interroge sur la place de l'Homme dans l'Histoire. Sommes-nous acteurs conscients, acteurs inconscients, spectateurs face à ça ? Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt...  |
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Tonyrion Pro

Inscrit le: 26 Déc 2006 Messages: 1714 Localisation: Montpellier / Paris
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Posté le: 29 Déc 06, 15:42 Sujet du message: |
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... Dans les ruines d'un champ de bataille...
Je prend 1 semaine pour lire et réfléchir à ton post et après je te donne mon avis...
Allez on dit puis on le fait...  |
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34ced Pro


Inscrit le: 23 Déc 2006 Messages: 842 Localisation: Gigean
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Posté le: 29 Déc 06, 19:41 Sujet du message: |
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ça fait une tartine à lire ce post...
Comme zig est d'autres, je suis passé par le par coeur à l'école pour l'histoire... ça aide pas...
Je pense que l'éducation doit procéder par ordre et qu'il faut apprendre à lire et à écrire correctement avant de se lancer dans l'histoire et la géo (d'ailleurs les pays ont tellement changé que nous, les anciens, on était heureux avec la yougoslavie et le bloc d'URSS... Aujourd'hui, isl ont quasiment 20 pays à apprendre en plus lol).
Julien, Historien... Décidement, la FAC mène à tout  _________________ Rejoignez moi sur le réseau professionnel VIADEO:
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