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L'Histoire
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Auteur Message
Julien
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Inscrit le: 23 Déc 2006
Messages: 5555
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MessagePosté le: 29 Déc 06, 14:01    Sujet du message: L'Histoire Répondre en citant

Bon, puisque il nous faut prendre nos nouveaux quartiers, autant faire nous-mêmes la déco Wink

Donc je me permets de remettre ici le sujet - et ses quelques réponses - que j'avais posté sur l'ancien forum juste avant le déménagement.

---------------------------
Par Julien

Ca fait un petit moment que ça me trotte dans la tête, donc je me lance. J'aimerais connaitre, en quelques mots, votre rapport à l'Histoire.

Personnellement, je suis étudiant en Histoire, je suis vraiment tombé amoureux de cette matière. Je me demande encore comment j'ai pu, jusqu'ici, ne pas y prêter une attention plus particulière, me contentant d'apprendre mes leçons de la primaire à la Terminale, sans trop chercher ce qu'il y avait derrière (un peu comme mes cours de philo, dans une moindre mesure).

Donc y a-t-il parmi vous, aussi, quelques passionnés ? Qu'est-ce que l'Histoire représente pour vous ? Une volonté identitaire ? Une envie de connaître différentes cultures, différentes civilisations ? Avez-vous des thèmes privilégiés ?
Ou alors au contraire ça ne vous interpelle pas ? Et pourquoi ?

Je pense que l'Histoire est indispensable pour appréhender les problèmes que nous connaissons aujourd'hui. Rien n'est du au hasard. Comme le dit le sous-titre du magazine Historia, "A la lumière du passé le présent s'éclaire". Et puis les historiens sont des gardiens de mémoire et s'avèrent très utiles à mes yeux s'ils sont honnêtes et objectifs, d'autant que ces dernières années on fait de plus en plus appel à eux (comme le dit mon prof, on passe de l'historien savant à l'historien expert). A mes yeux, l'Histoire est partout, même où on ne la voit pas.

Aussi, se pose le problème de son apprentissage. J'avais vu par exemple que zig, devant la médiocrité de bon nombre d'élèves dans les matières de base à l'entrée en sixième, préconisait qu'à l'école primaire on se limite presque exclusivement à la lecture, à l'écriture et au calcul.
Personnellement - zig va dire que je prêche pour ma paroisse lol - je pense que l'Histoire doit être enseignée même à l'école primaire. Je considère qu'elle doit être liée à l'éducation civique, le tout pour inculquer à nos jeunes le respect du passé et des valeurs de la République. Peut-être pas au point de la IIIe République quand même, mais des cours plus vivants et intéressants (sans parler du fait qu'au lycée on refait les mêmes choses, certes de façon un peu + approfondie, qu'au collège donc il y a peut-être une logique à revoir là). A.Decaux disait déjà dans les années 70 qu'il s'inquiétait de la pauvreté des connaissances des jeunes français en la matière, là je pense que ç'a empiré. L'Histoire est un peu dans le même cas de figure que les religions, les bases ne sont même plus acquises à la fin de la scolarité, ce qui peut poser problème. Car on est arrivé à un point tel que la méconnaissance de soi et d'autrui peut déboucher sur des formes d'intolérance et de xénophobie (y a qu'à entendre les idées reçues et relayées sur l'Islam entre autres...).
Puis j'estime qu'après la lecture, l'écriture et le calcul, l'Histoire ne peut pas être mise sur le même pied d'égalité que les autres sciences, comme la biologie ou la physique par exemple. Justement parce que l'Histoire est utile dans la construction identitaire d'une personne, pour savoir d'où l'on vient, comprendre dans quel monde on vit et saisir les principaux traits et enjeux de nos sociétés (mais dans ce dernier cas, c'est clair que ça ne concerne pas l'école primaire).

Donc voilà, merci à ceux qui prendront le temps de répondre. J'espère que ça changera au moins un peu des sujets qui dévient sur la politique.

P.S. Copiez vos messages avant de les poster, parce qu'avec les problèmes actuels du forum, je veux pas lire l'excuse "j'avais tapé un livre, j'ai les nerfs, j'ai pas la foi pour tout retaper" Laughing

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Par BigBen

moi ca m'a toujours soulé les cours d'histoire, surtout quand il fallait connaitre les dates par coeur... Qu'est ce que ca peut foutre que ce soit un 28 mars 1942? Surtout quand on la survole comme au lycée.

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Par tonyrion

Voilà un sujet interessant.
Perso j'adore l'histoire mais mon gros problème est d'être fainiant, je n'aime pas apprendre par coeur et l'histoire c'est tout de même beaucoup de par coeur.
Il n'empêche que j'ai toujours aimé les cours que j'ai pu avoir, apprendre le passé est très enrichissant malheureusement je trouve qu'à l'école primaire notamment, on n'utilise pas les bonnes méthodes. Tout du moins à mon époque, mais ça c'est déjà de l'histoire ancienne
Quand on est un gamin, les dates c'est plus écoeurant qu'autre chose, il serait mieux d'accès les cours sur la compréhension de l'histoire plutôt qu'à du par coeur dont on ne se rappel plus rien ou juste quelques lignes quelques mois plus tard. De nos jours, et depuis pas mal de temps, il y a des BD très bien faites et sérieuses sur l'histoire de France, voilà un support de cours probablement plus intéressant que des manuels de 1000 pages dont on n'apprend que le 1/10° pour ne rien retenir.
J'aime l'histoire et pourtant je ne connais pas très bien cette matière, aujourd'hui je me rattrape en lisant des ouvrages de temps en temps, en regardant les documentaires sur les chaines spécialisées, voilà encore un support de cours fabuleux.
Bref je m'intéresse mais mon chemin professionnel est déjà tracé et peut être qu'il aurait été autre si cette matière m'avait été instruite différemment. Bon j'en doute mais peut etre que celà serait le cas de pas mal de monde.
Quoiqu'il en soit et pour sortir de l'éducation qui revient souvent sur ce forum en ce moment, je trouve aussi que l'histoire, mais je n'invente rien tellement c'est reconnu par tous, est un extraordinaire outil pour notre vie quotidienne, apprendre de nos erreurs passées, voilà bien ce que je retiens de plus important au delà de savoir qui a été Charlemagne ou Napoléon.

------------------------------

Par Julien

Je vous rejoins tous les deux sur votre conception de l'apprentissage de l'Histoire. Je ne suis pas non plus un fan du par coeur.

J'aime parler d'Histoire avec n'importe qui, mais dans le sens d'une trame générale, de grands thèmes. Quand je dis que je suis étudiant en Histoire, j'ai souvent la hantise (le mot est peut-être un peu fort) que les gens m'interrogent sur une date ou un personnage historique précis. Je n'ai pas la prétention d'être ou de devenir une Encyclopédie. Je suis plutôt partisan des "têtes bien faites" au lieu des "têtes bien pleines". Donc faut pas me demander non plus de connaitre la date exacte de tous les évènements, ce n'est pas possible et puis ça ne m'intéresse pas spécialement. La chronologie est utile pour replacer les évènements dans leur contexte, pour connaitre leur enchainement, mais l'Histoire ne se résume pas à ça.

Je préfère donc les grands thèmes, comme par exemple la construction de l'Etat moderne, les grandes idéologies, la vie dans les villes médiévales, etc. Parce que l'Histoire, depuis sa révolution interne, c'est un mélange de sociologie, d'anthropologie, de philosophie, etc. et pas seulement de la chronologie, de l'Histoire-bataille, et quelques grands noms. D'ailleurs un des grands débats qui divise les historiens est Est-ce l'homme qui fait l'évènement, ou bien le contraire ? Quelle est la place de l'homme dans le processus historique ? Est-il acteur ou spectateur ? Est-ce que quelqu'un peut changer le cours de l'Histoire à lui tout seul (c'est en partie l'opinion des "intentionnalistes" qui parlent par exemple de l'appel du 18 juin comme un acte fondateur du Gaullisme, avec toute la suite que l'on connait) ?

Bref, je suis d'accord qu'il y a de grands progrès à faire pour intéresser plus de monde à l'Histoire, à commencer par les élèves. Malheureusement on prend le chemin de "l'Histoire de consommation", à l'image de notre société. C'est dommage car ce qui m'intéresse, perso, le + à la fac c'est le soin qui est mis à nous apprendre à construire un raisonnement, un argumentaire, à structurer notre pensée, et peu importe le sujet. L'Histoire doit amener la réflexion, ça ne sert à rien de former des robots qui ne savent pas ce qu'ils racontent ou, pire, qui s'en contrefoutent parce que c'est le meilleur moyen d'en dégouter la majorité. La première des leçons, comme l'a dit Tony, c'est bien de prendre en compte les erreurs du passé pour ne pas les reproduire, et c'est difficile aujourd'hui de dire que cette philosophie est systématiquement appliquée...

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Par tonyrion
Comme toi, j'ai surtout adoré l'histoire lors de mon passage en fac de droit. les cours d'histoire du droit, formidablement enseignés par des orateurs hors pair. Sans vouloir cracher sur les enseignants de primaire, collège ou lycée, avoir un cours d'histoire à la fac donné par une personne ayant de telles connaissances et surtout une telle aisance oratoire que ceux que j'ai pu avoir c'est génial.
On écoute et finalement, on comprend et retient bien mieux que si on avait eu plusieurs heures pour apprendre par coeur un texte de 2 pages.
Evidemment, ces enseignants n'ont qu'une matière à connaitre et un programme plus light permettant de pouvoir s'attarder à raconter parfaitement un évènement important que des instituteurs notamment.
Mais c'est surtout la méthode que j'aime. On se pose avec des feuilles et on écrit tout en écoutant et l'enseignant parle sans sarrêter, il ne dicte pas. Du coup on est vraiment dans l'histoire et pas dans un cours.
On retourne à la maison avec plusieurs feuilles doubles recto verso mais on se rend compte que quand on a compris le fil de l'histoire, tout s'apprend bien plus vite. D'ailleurs on ne demande pas du par coeur, excepté les dates, on veut une compréhension.
Evidemment celà parait impossible à faire en primaire, voir au collège tellement il est difficile d'écrire aussi vite tout en comprenant ce qui est raconté à cet âge. Par contre je trouve qu'au lycée c'est dommage de toujours être autant derrière les élèves.
Et puis je me demande si le fait de raconter et distribuer des résumés à la fin ne serait au final pas plus instructif pour les enfants, plutôt que de dicter un texte au ralenti.
Pour ce qui est des débats cités par Julien, je suis de l'avis que l'homme fait l'histoire. Si ce n'est pas lui qui d'autre? et plus ça va, plus sa place est importante dans ce domaine.
Et un homme peut il changer le cours de l'histoire? là c'est plus difficile à dire car si De Gaulle a été celui qui a lancé l'appel du 18 Juin, il ne faut pas oublier ceux qui l'ont aidé avant pour arriver à cette place qui lui aura permis de changer le cours de l'histoire. Donc au moment du discours, oui il est seul à changer l'histoire mais sans l'aide qu'il a eu avant il n'y aurait pas eu d'appel. Il n'a donc pas changé le cours de l'histoire à lui seul. Et puis le discours c'est bien beau mais ce sont les hommes qui y ont répondu qui ont finalement été les vrais acteurs de ce changement. Donc de mon point de vu, c'est moins évident comme sujet. pour la place de l'homme dans le cours de l'histoire là j'aimerais bien connaitre, Julien, les arguments opposés car je ne vois pas trop personnellement.

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Par zig
L'Histoire, j'adore ça. Mais comme indiqué par BigBen, ça dépend aussi de la manière dont c'est enseigné. Et je ne suis toujours pas partisan de l'enseigner à l'école primaire car ça en revient à de la récitation (ton expérience, celle de BigBen et la mienne ne font que le confirmer).

Perso, j'ai toujours aimé ça depuis tout petit, mais je me suis rendu compte après qu'on me l'enseignait (mal) trop tôt. Au final, seul mon prof de terminale m'a vraiment fait régaler, c'était une joie d'assister à son cours qu'il faisait vivre de ses expériences vécues (le 20è siècle étant au programme, c'est plus facile aussi). Je suis arrivé au bac sans avoir appris une seule leçon et sans connaître d'autres dates qu'approximatives (style la crise de Cuba vers 1962) et c'est la matière où j'ai eu ma meilleure note (j'adore aussi la Géographie). C'était l'avantage du commentaire de texte ;).

Pour en revenir à l'enseignement, durant mon cursus, il y a des périodes cruciales qui ne m'ont jamais été enseignées : la Commune et tout le XIXè siècle en particulier. Et je ne trouve pas ça très normal alors qu'on m'a rabaché les gaulois, le moyen age, Louis XIV ou la révolution française entre le collège et le lycée. Ce qu'il y a eut entre, c'est moi-même qui ai dû me l'enseigner par des lectures ou autres.
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Julien
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MessagePosté le: 29 Déc 06, 14:39    Sujet du message: Répondre en citant

Pour répondre à Tony, donc, bien entendu l'homme est au coeur du processus historique puisque l'Histoire est une science humaine. Mais le débat va au-delà de ça : l'homme est-il conscient de ce qu'il fait ou est-il déterminé par différents critères ? Un homme peut-il changer à lui seul le cours de l'Histoire ?

Prenons un exemple connu, le génocide juif durant la Seconde Guerre mondiale. Pour les historiens dits "intentionnalistes", la solution finale était prévue de longue date par Hitler et toute sa politique serait basée sur ça, selon un enchainement logique des évènements. Au contraire, pour les historiens dit "fonctionnalistes", l'idée d'un génocide s'est constituée au fil du temps, parfois de manière improvisée au sein de luttes à l'intérieur même du pouvoir nazi (qui ne serait donc pas unifié derrière le Fuhrer), et résulterait de la radicalisation du conflit mondial à partir de 1941, c'est-à-dire du poids des circonstances. Dans ce cas, la chaine des responsabilités ne se limite pas au seul Hitler et à son entourage proche.

Au départ, l'Histoire était vue d'en-haut, se limitait aux élites, aux grands hommes, aux évènements, selon l'expression de la volonté seule des individus. Mais petit à petit, sous l'influence du marxisme, de la sociologie, de l'économie, de la géographie, de la psychanalyse, etc., les historiens ont rejeté ce modèle d'Histoire pour s'intéresser aux structures profondes (existe-t-il un certain déterminisme ? famille, rang social, etc.), à l'étude des masses et des mécanismes profonds. Il y a par exemple beaucoup de débats autour de la Révolution de 1789 : il y a les partisans d'un mouvement structurel, qui s'inscrirait dans la durée, qui exprimerait la volonté de liberté née de la philosophie des Lumières; de l'autre côté, il y a ceux qui mettent en avant essentiellement la conjoncture économique des 2-3 années précédant 1789 et pour qui au départ la Révolution n'était pas un objectif en tant que tel; puis il y a ceux qui lient les deux; bref, il y a de multiples lectures possibles de l'évènement, et il est très difficile (pour ne pas dire impossible) de trancher entre elles pour connaitre une stricte vérité.

D'ailleurs, existe-t-il une seule vérité ? Car d'autres problématiques existent. Depuis les années 1970, les historiens ne se contentent plus de chercher la véracité des faits, il est parfois intéressant d'étudier la mémoire qui perdure d'un évènement dans l'inconscient collectif. Par exemple, la guerre des Camisards en Cévennes : tout un imaginaire collectif s'est créé dessus, et l'Histoire entourant le conflit est largement rattachée à lui par les populations locales (P.Joutard parle de "camisardisation" de l'Histoire, du paysage, du temps). Beaucoup de communautés se sont créées une certaine représentation de leur Histoire. Ainsi, l'Histoire, en tant que quête de la vérité, peut détruire une mémoire, d'où les querelles autour des lois mémorielles qui sont discutées à l'Assemblée nationale.

Donc l'Histoire rejoint souvent la philosophie et la sociologie entre autres. Je pense que nous sommes largement conditionnés, et c'est selon cette idée que l'on s'interroge sur la place de l'Homme dans l'Histoire. Sommes-nous acteurs conscients, acteurs inconscients, spectateurs face à ça ? Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt... Wink
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Tonyrion
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MessagePosté le: 29 Déc 06, 15:42    Sujet du message: Répondre en citant

... Dans les ruines d'un champ de bataille...

Je prend 1 semaine pour lire et réfléchir à ton post et après je te donne mon avis...
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34ced
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MessagePosté le: 29 Déc 06, 19:41    Sujet du message: Répondre en citant

ça fait une tartine à lire ce post... rire

Comme zig est d'autres, je suis passé par le par coeur à l'école pour l'histoire... ça aide pas...

Je pense que l'éducation doit procéder par ordre et qu'il faut apprendre à lire et à écrire correctement avant de se lancer dans l'histoire et la géo (d'ailleurs les pays ont tellement changé que nous, les anciens, on était heureux avec la yougoslavie et le bloc d'URSS... Aujourd'hui, isl ont quasiment 20 pays à apprendre en plus lol).

Julien, Historien... Décidement, la FAC mène à tout rire
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thierrygolot
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MessagePosté le: 31 Oct 09, 17:11    Sujet du message: Répondre en citant

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Elzias
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Messages: 1461

MessagePosté le: 04 Nov 09, 12:23    Sujet du message: Répondre en citant

Merci, thierrygolot, pour avoir retrouvé ce sujet dans les archives du forum. J'apprends que Julien a lu du Philippe Joutard ; j'espère que c'est de son plein gré et non pour répondre à la volonté d'un vilain professeur de ses années lycéennes qui lui aurait imposé l'ouvrage parmi une pile d'autres bouquins à digérer…

Cela me mène à apporter mon point de vue sur l'enseignement de la discipline, comme le firent mes collègues BigBen, Tonyrion, zig et 34ced, autrement dit la fine fleur de la contradiction montpellierinteractive, bien encadré par ledit Julien, qui fait autorité chez nous dès qu'il s'agit de parler du passé. Pourtant, si je résume bien ses propos d'introduction, notre jeune ami n'a jamais su pourquoi il s'était lancé dans des études d'Histoire. C'est bien simple : Histoire, c'est avec un H, comme Hérault ; s'il n'avait, tantôt, abjuré la profession de la foi gardoise, il aurait naturellement opté pour des études de Géographie !
Pour ma part, je pense qu'il ne serait pas incohérent d'aborder l'enseignement de l'Histoire — au moins à l'école primaire, au début du collège — en découvrant, en parallèle, l'histoire locale. Les écoliers et collégiens ne se situent pas sur la grande échelle de l'Histoire. Charlemagne, l'Ancien Régime, la Révolution, etc., c'est loin et ne nous explique absolument pas (en tous les cas, de la manière dont on s'y penche) le rapport avec notre "beau" XXIe siècle. Il me semble, que remonter un peu le temps en étudiant l'histoire de son village, de sa ville, de sa région (avec ses anecdotes), permettrait de donner des passerelles pour "affronter" le grand reste, les dates, les personnages, les lieux, toutes ces notions dont on se fiche si l'on n'est pas tombé dans la marmite tout petit ou si la lettre H ne nous est pas apparue comme une obsession.
Mais les programmes sont déjà lourd, me dit-on, et si je soufflais l'idée à quelque pédagogue sensible au Ministère de l'Éducation (si toutefois, il en existe), j'aurais les syndicats d'enseignants et les parents d'élèves sur l'échine ! D'ailleurs, ma remarque porte également sur les autres matières (sport, musique, sciences, etc.) : avec l'exemple local en point de mire, on se rapproche, affectivement, du domaine, et chacun y trouve un intérêt immédiat.


"L'Histoire n'existe pas, c'est l'historien qui crée et produit l'Histoire en posant ses questions". Claudio Magris, Danube.
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pailladman
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 12:57    Sujet du message: Répondre en citant

moi aussi j'ai étudié l'Histoire où j'ai obtenu une licence a paul valery (ça vaut ce que ça vaut). D'ailleurs j'ai partagé quelques cours avec julien quand il était en première année (j'étais en seconde année mais j'avais quelques matières à repêcher rire )

Sinon pour mon rapport à l'Histoire, je suis content d'avoir choisi cette matière car j'ai pu comprendre le cheminement de l'évolution de l'Humanité et par conséquent pourquoi le monde est ce qu'il est aujourd'hui.


comme disait le peuple "le roi est mort, vive le roi"
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Tonyrion
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 13:23    Sujet du message: Répondre en citant

Par contre, même si j'adore l'histoire, je n'aurais pas opté pour cette matière dans le cadre de mes études.
C'est certain que c'est passionnant mais j'ai toujours aussi sceptique sur les débouchés professionnelles dans le monde d'aujourd'hui.
Par contre j'aime regarder les reportages à la télé ou lire certains livres sur des sujets qui m'intéressent. Je comprend facilement qu'avec l'âge l'histoire puisse devenir une passion.
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fabio
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 15:51    Sujet du message: Répondre en citant

Sympa le sujet de ce topic, ça tombe bien car je me sens concerné...et oui je suis prof d'histoire ET de géographie !

Alors en ce jour de préparatifs actifs pour la rentrée de demain et avant de me lancer dans une longue réponse je ne peux dire qu'une chose c'est que j'aime l'histoire comme l'a dit Julien pour sa compréhension du monde, de l'homme et aussi de le complexité de notre monde actuel !

Par contre Elzias tu dit qu'il faudrait axer l'histoire sur l'histoire locale sur ce point je te suis mais tu oublies que les programmes scolaires et surtout cette matière a pour vocation de former de futurs citoyens qui ont une culture et une histoire commune. Et cela passe par la connaissance des grands évènements nationaux ou internationaux !

Pour répondre à Tonyrion qui dit qu'il faudrait que le prof raconte c'est justement la logique des nouveaux programmes du collège ou le récit doit prendre plus de place mais pour les petits collégiens se contenter d'écouter pendant 1 heure (multiplié par x nombre de cours dans la journée) est peut-être délicat. je te rejoints par contre lorsque tu dit que c'est agréable d'écouter un gars qui a une maitrise parfaite d'une période et qui te la fait comprendre d'une façon tellement évidente et simple !!!!

voilà je m'arrête pour l'instant là car j'ai des copies à finir...
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zig
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 16:24    Sujet du message: Répondre en citant

Posté le: 29 Déc 06, 15:42
Tonyrion a écrit:
... Dans les ruines d'un champ de bataille...

Je prend 1 semaine pour lire et réfléchir à ton post et après je te donne mon avis...
Allez on dit puis on le fait... Wink


Posté le: 04 Nov 09, 13:23
Tonyrion a écrit:
Par contre, même si j'adore l'histoire, je n'aurais pas opté pour cette matière dans le cadre de mes études.
C'est certain que c'est passionnant mais j'ai toujours aussi sceptique sur les débouchés professionnelles dans le monde d'aujourd'hui.
Par contre j'aime regarder les reportages à la télé ou lire certains livres sur des sujets qui m'intéressent. Je comprend facilement qu'avec l'âge l'histoire puisse devenir une passion.


Tu avais peut-être aussi un problème avec les dates ou la notion du temps pour opter pour cette matière, non ?
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fabio
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 16:37    Sujet du message: Répondre en citant

zig a écrit:
Posté le: 29 Déc 06, 15:42
Tonyrion a écrit:
... Dans les ruines d'un champ de bataille...

Je prend 1 semaine pour lire et réfléchir à ton post et après je te donne mon avis...
Allez on dit puis on le fait... Wink


Posté le: 04 Nov 09, 13:23
Tonyrion a écrit:
Par contre, même si j'adore l'histoire, je n'aurais pas opté pour cette matière dans le cadre de mes études.
C'est certain que c'est passionnant mais j'ai toujours aussi sceptique sur les débouchés professionnelles dans le monde d'aujourd'hui.
Par contre j'aime regarder les reportages à la télé ou lire certains livres sur des sujets qui m'intéressent. Je comprend facilement qu'avec l'âge l'histoire puisse devenir une passion.


Tu avais peut-être aussi un problème avec les dates ou la notion du temps pour opter pour cette matière, non ?


rire rire rire rire rire rire rire rire
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Tonyrion
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 17:07    Sujet du message: Répondre en citant

Et non Zig j'en avais parlé avec Julien en live, mais je dois dire que la réponse à ce problème est difficile à trouver.
J'ai mon idée mais je sais que les 2 réponses sont vrais et fausses à la fois. Et vous vous en pensez quoi plutôt que de vous moquer? Wink
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Pacogis
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 17:13    Sujet du message: Répondre en citant

Salut!

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Tonyrion
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 17:18    Sujet du message: Répondre en citant

Depuis quand tu penses toi? rire Wink
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Pacogis
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 17:24    Sujet du message: Répondre en citant

Tonyrion a écrit:
Depuis quand tu penses toi? rire Wink

Re!
Depuis que je te connais! Laughing
Tu es mon maître à penser! Wink
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Tonyrion
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Pacogis a écrit:
Tonyrion a écrit:
Depuis quand tu penses toi? rire Wink

Re!
Depuis que je te connais! Laughing
Tu es mon maître à penser! Wink


Alors tu es mal barré avec moi. Wink
prend plutôt des grand penseurs comme Bigben ou Para. Ca c'est des types haut de gamme.
Au fait Para, comment ça va les cours? rire
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Julien
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 19:47    Sujet du message: Répondre en citant

Elzias a écrit:
Merci, thierrygolot, pour avoir retrouvé ce sujet dans les archives du forum. J'apprends que Julien a lu du Philippe Joutard ; j'espère que c'est de son plein gré et non pour répondre à la volonté d'un vilain professeur de ses années lycéennes qui lui aurait imposé l'ouvrage parmi une pile d'autres bouquins à digérer…


A ton avis, camarade ? Laughing

Pour répondre à Tony qui s'interroge sur les débouchés de la filière Histoire, je comprends ton scepticisme, mais je crois qu'on entre là dans un grand débat : celui du rôle de l'Université. Si on considère avant tout cette dernière comme le lieu de tous les savoirs, celui du débat, des échanges, de la formation intellectuelle des citoyens, alors on ne peut décemment faire sans l'Histoire.

En revanche, si on ne prête à l'Université qu'un rôle utilitariste, si on exige d'elle qu'elle se plie aux exigences des marchés alors, en effet, l'Histoire est en danger. Personnellement, je trouve ça dangereux, dommage et dommageable que de ne voir l'instruction qu'à travers le prisme de la rentabilité et de la productivité. Il me semble qu'une société adulte, ouverte, apaisée, ne peut se passer d'Historiens. Nous ne sommes pas sur Terre uniquement pour travailler, produire et avancer la tête dans le guidon. Ca me semble important de continuer à se poser les grandes questions, à s'interroger sur ce que nous sommes, d'où nous venons, afin d'envisager l'avenir d'une manière un peu plus sereine. Je ne veux pas tomber dans le populisme et la démagogie, mais peut-être que si les bancs des sciences humaines étaient un peu plus remplis que ceux des écoles de commerce ou de finances, peut-être n'en serions-nous pas là aujourd'hui.

Ce que je veux dire par là, c'est qu'on vit dans une forme de société mais que nous ne sommes pas obligés de la considérer comme un modèle et encore moins comme un horizon indépassable. Effectivement, actuellement, l'Histoire ne fait plus recette auprès des étudiants. Je trouve ça un peu regrettable car, s'il est clair que nous ne sommes pas directement opérationnels avec une licence ni même un master d'Histoire au regard des critères actuels du marché du travail, il n'en demeure pas moins que de telles formations permettent d'acquérir, pour peu qu'on les considère à leur juste valeur, une ouverture d'esprit, une rigueur, qui ne peuvent que servir par la suite. Je suis étonné de voir d'anciens étudiants historiens, au-delà de la voie "habituelle" du Capes ou du CRPE, un peu partout dans des postes importants, que ce soit aux Impôts, dans les collectivités territoriales, etc. Le parcours est peut-être moins linéaire que pour d'autres mais, ce qui compte, c'est le résultat final. Wink

P.S. Et, encore, on reste sur le cas de la société française. Car, dans les pays scandinaves par exemple, où les esprits sont peut-être un peu moins étroits qu'ici, les Bac +5 de sciences humaines n'ont pas de mal à trouver des emplois dans les ressources humaines, y compris dans les entreprises privées. Comme quoi...
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 19:52    Sujet du message: Répondre en citant

Tonyrion a écrit:
Au fait Para, comment ça va les cours? rire


Ca va, ca va ... !

Et au fait, tu t'y vois toujours dans le miroir ?
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Tonyrion
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MessagePosté le: 04 Nov 09, 22:28    Sujet du message: Répondre en citant

paraguayan99 a écrit:
Tonyrion a écrit:
Au fait Para, comment ça va les cours? rire


Ca va, ca va ... !

Et au fait, tu t'y vois toujours dans le miroir ?


Ben ouhai mais il a fallut en racheter un ;-)

Pour en revenir à ce qu'à écrit Julien, je considère la formation dans le domaine de l'histoire très important, mais peut être qu'il faudrait limiter le nombre de places dans ces formations. Parce que des personnes sorties d'une formation historienne et occupant des postes importants notamment dans la fonction publique il y en a c'est certain les concours étant basés sur la culture.
Mais en proportion combien échouent à ces concours surpeuplés?

On en revient à l'éducation ce qui n'était pas le but du post original mais tant pis, quel est le but de l'éducation?
Former des têtes pensantes ou former des jeunes à affronter la société en adaptant les cours et les programmes aux demandes du marché du travail?
En fait la première comme la seconde n'exclut pas l'autre mais je pense que le débat est difficile.
Personnellement, dans notre système actuel je donne ma priorité à la seconde option sachant que le but est de trouver un travail pour vivre voir parfois simplement survivre. Après tout des penseurs il y en aura toujours, des formations en histoire, philo il en faut, mais probablement avec un nombre de places plus limité qu'aujourd'hui.
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MessagePosté le: 05 Nov 09, 19:44    Sujet du message: Répondre en citant

Julien plusieurs questions:

En 2009, où s'arrête l'histoire de France que l'on peut étudier?
2008
2006
2004?

Au collège au lycée à la fac on s'arrête où? 1990? 2000?

On en a déjà parlé mais comment se fait-il qu'il y est encore de grand sujet historique tabou? si tu te rappelles ce que je veux prends pour exemple Wink

Pourquoi il n'y plus des "présentations" historiques de certain sujet dans les médias, mais des "histoires" et surtout des opinions?
Je prends un exemple: après le scandale du crédit lyonnais, Arte avait fait un sujet exaustif sérieux, alros soit on pouvait ne pas être d'accord sur leur conclusion comme dans un procés par contre la présentation des faits (me semblait) être l'exemple parfait de ce que devrait être un cours d'histoire médiatique.
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MessagePosté le: 05 Nov 09, 20:29    Sujet du message: Répondre en citant

je ne suis pas Julien mais je peux essayer de te répondre Wink

Moi je suis en collège et j'ai fait du lycée aussi...
Actuellement en collège au niveau historique le plus récent (la contemporaine) va jusqu'à aujourd'hui puisque se fait l'étude la V° République (en lien avec l'éduc .civ.). On peut se permettre d'aller au niveau des résultats des dernières élections ... (2007) .
Mais tout cela dépend des programmes...

Concernant les dates à la fac ou autres, les partisans de l'histoire immédiate (Jacques Cantier à Toulouse) milite pour que les historiens reprennent la place dans le débat public pour contrecarrer le poids des journalistes qui ne sont pas des historiens (c'est-à-dire avec une connaissance des faits, une analyse des documents divers et une rigueur scientifique dans l'élaboration de leur thèses...ou conclusions. Donc ces personnes s'intéresse à l'actualité...
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MessagePosté le: 05 Nov 09, 20:52    Sujet du message: Répondre en citant

Tonyrion a écrit:
On en revient à l'éducation ce qui n'était pas le but du post original mais tant pis, quel est le but de l'éducation?
Former des têtes pensantes ou former des jeunes à affronter la société en adaptant les cours et les programmes aux demandes du marché du travail?

Une tête pensante s'adaptera à n'importe quel boulot du tertiaire.

Je ne m'y connais pas assez pour parler de ta seconde option, mais je suis d'accord sur le fait qu'il faudrait remettre les CAP et BEP à la mode pour qu'ils reprennent une importance au yeux des élèves, que ceux ci ne soient plus classés dans les cons s'ils choisissent cette voie car ce n'est pas le cas. Si mon fils ne suit pas en classe, c'est là que je l'orienterais plutôt qu'il soit largué après le bac qu'on lui aura donné.

Seulement, avec nos principes d'égalité, cela signifierai que l'histoire n'est plus accessible qu'à une élite, et ça, c'est quand même difficile à accepter.

Bref, je n'ai pas assez de recul là dessus pour avoir une opinion tranchée, il y a du bon comme du mauvais dans chaque cas.
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Bups
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MessagePosté le: 06 Nov 09, 10:53    Sujet du message: Répondre en citant

Hé ben, je ne m'attendais pas à trouver de sujet aussi sérieux ici rire

J'ai toujours adoré l'histoire, mais je suis un adepte du petit h dans le grand H, çàd des anecdotes ou des destins individuels isolés dans le tourbillon de la grande histoire des peuples et des conflits.

Je trouve d'ailleurs que pimenter les cours de telles anecodtes constitue un bon moyen d'intéresser les élèves à la matière. Moi aussi, voici maintenant fort longtemps, j'avais hésité à opter pour des études d'histoire mais je ne me sentais aucune vocation pour l'enseignement ... et j'étais beaucoup moins attiré par la géographie ! J'ai donc choisi le droit Embarassed

Ce qui me frappe le plus, pour ce qui est du rapport des hommes à l'histoire, c'est :
1. leur capacité à ne tirer aucune leçon du passé ;
2. leur conception totalement manichéenne des choses ;
3. la vision radicalement différente des mêmes faits, pourtant souvent susceptibles de faire l'objet d'une analyse objective, suivant le pays où l'on se situe.

Par exemple, gamin, je rêvais des batailles napoléoniennes, des uniformes chamarrés, d'Austerlitz. Dans mes livres d'histoire, Napoléon était un héros qui avait combattu les dictateurs de l'Europe entière et donné à la France une organisation administrative, des institutions (Conseil d'Etat) et des règles (code civil, code pénal) qui perdurent depuis des siècles. Alors qu'objectivement, et c'est ainsi qu'il est perçu dans le reste du monde, Napoléon était un tyran qui avait mis l'Europe à feu et à sang, qui avait érigé le népotisme au rang de vertu et qui s'était même cru autorisé à jouer les prolongations pour finir de faire massacrer les rares Français en âge de combattre qui avaient survécu à 20 ans de conflit permanent ...

Du coup, quand Dominique de Villepin avait pris en exemple les Cent Jours pour exposer le sens de ses actions à venir lors de sa nomination comme Premier ministre, j'avais trouvé çà carrément obscène ...
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MessagePosté le: 06 Nov 09, 18:01    Sujet du message: Répondre en citant

Les matières comme l'histoire, la géographie, les sciences etc (toutes sauf le français et les mathématiques) sont utiles et essentielles à l'école. Pour les élèves en difficulté, ceux qui ne savent pas très bien lire ou écrire, ces matières moins scolaires donnent envie aux enfant d'apprendre et comprennent l'intérêt de la lecture et de l'écrire. Souvent les sortes de leurs échecs continuent en français et mathématiques.
Surtout, comment peut-on imaginer faire 6 heures de français et de mathématiques? Shocked et si en plus on est en difficulté...
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zig
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MessagePosté le: 06 Nov 09, 20:03    Sujet du message: Répondre en citant

Tu ne veux pas enseigner le français et les maths et tu fais prof des écoles ?
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MessagePosté le: 06 Nov 09, 21:32    Sujet du message: Répondre en citant

zig a écrit:
Tu ne veux pas enseigner le français et les maths et tu fais prof des écoles ?

Si mais pas pendant 6 heures! Il faut de tout!
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MessagePosté le: 07 Nov 09, 18:34    Sujet du message: Répondre en citant

je suis surpris qu'un tel sujet ait une place sur ce forum. Pour répondre à la question initiale, qui date de 3 ans, et si ca interesse quelqu'un, d'après moi, l'Histoire n'existe pas. Mais il y a des histoires. Ainsi, quand on constate l'évolution des manuels scolaires, en fonction de la reconnaissance de telles ou telles choses, on est jamais sur de la réalité de ce qu'on nous enseigne. Ainsi, aujourd'hui la guerre d'Algérie n'est pas enseignée de la même façon qu'elle l'était une décennie après le conflit. Si demain, les Turcs reconnaissent le génocide Armenien leur manière d'appréhender ce pan de leur histoire différera, On a (je parle de ceux qui décident ce qu'il faut ou pas révéler) la vision de la version officielle de l'histoire. et si on réfléchi un peu, on se rend compte que cette version diffère de la réalité. Pour en revenir à la deuxième guerre mondiale, le comportement de certains haut fonctionnaires français n'a été admis que très tardivement. J'en veux pour preuve que Maurice PAPON, par exemple a ete, je crois Ministre sous de Gaulle. Au moment où il était en fonction, je doute fort que les manuels scolaires relataient les méfaits de cet individu. Comment va être justifé la première guerre du golfe. ? Va t'on dire que "les alliés" se sont insurgés contre le comportement de l'irak et l'invasion du Koweit ou au contraire va t-on dire que l'intervention militaire était motivée par le fait, qu'il ne fallait absolument pas que le pétrole koweitien tombe entre les mains de Saddam ? ce qui est vrai pour l'histoire récente, est également vrai pour toute l'histoire de l'humanité. Elle ne découle que de la manière de voir les choses de ceux qui nous la transmettent. Aucun fait n'est jamais avéré car personne ne détient LA VERITE puisque personne n'a jamais accès à l'intégralité des informations. Et c'est sans doute la raison pour laquelle, l'histoire ne sert jamais de leçon, puisque personne ne sait exactement ce qui a fait se produire ce qui c'est produit.
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