Les départs des jeunes formés au club continuent avec Rouvière pour Bordeaux, et Robert pour le P.S.G. pour les plus notables, puis Agathe pour l'Ecosse. Pour les retraites c'est l'année des gardiens avec Bruno Martini et Philippe Flucklinger. Le reste du groupe est reconduit avec des noms ronflants en apport puisque Ouédec se fait rejoindre par ses anciens compagnons à Nantes et en Equipe de France : Pédros et Loko, et par un Champion de France bordelais : Romain Ferrier. La dernière recrue est un jeune issu de Division 2 : Olivier Sorlin.
Le début de championnat est très irrégulier, mais correct. L'équipe joue bien, mais encaisse beaucoup de buts (la blessure de Dzodic n'y étant pas étrangère). Avec l'arrivée fin août de deux autres anciens nantais en provenance de Marseille, Decroix et Gourvennec, tout le monde reprend espoir, mais ce sera la chute interminable. 13 matches sans victoires, dont seulement 4 matches nuls (mais aucune défaite par plus d'un but d'écart), et le club sombre dans les bas-fonds du classement. La démission de Jean-Louis Gasset est refusée par le Président, qui préfère le licenciement, deux semaines plus tard. Michel Mézy est alors rappelé à la rescousse, comme d'habitude. Sa première mesure est de mettre les jeunes au pouvoir avec Rudy Riou qui prend la place de Cassard dans les buts, ou Olivier Sorlin, Michel Rodriguez, Nenad Dzodic et Toifilou Maoulida, qui gagnent en temps de jeu. A cela s'ajoutent les départs de Gourvennec, revendu à Rennes, et les arrivées des portuguais Rui Pataca et Gouvéia, qui vont entretenir l'espoir au contraire de Marianno Herron, jeune argentin qui recevra la palme du "visiteur fantôme" de l'année, ex-aequo avec Pédros, Ferrier et Gourvennec. Malgré de meilleurs résultats, un nouveau 5-4, cette fois-ci à St-Etienne, scelle les voeux de maintien du club, qui chute en D2, loin derrière le dernier non relégable, mais avec une différence de buts correcte.
La Coupe Intertoto avait pourtant laissé entrevoir de belles choses. Après de faciles qualifications contre une équipe azerie, contre l'équipe 2 de l'Espanyol Barcelone, puis contre les allemands de Duisbourg, ce sont d'autres pensionnaires de Bundesliga qui se dressent sur le chemin de l'UEFA en finale. On ne le sait pas encore, mais Hambourg se qualifiera pour la Ligue des Champions en fin d'année. Après un délicat match nul 1-1 à la Mosson, le retour se joua aux pénalties, Cassard fut impérial et le MHSC retrouvera l'Europe. Après les anciens Champion d'Europe yougoslaves de l'Etoile Rouge, éliminés au premier tour, le sort ne gata pas encore les montpelliérains avec une opposition contre La Corogne. Malgré une ouverture du score à l'extérieur par Delaye, une égalisation contestable des espagnols les ramena dans la course et il furent ensuite intouchables (1-3). Le retour à la Mosson fut une formalité contre une équipe héraultaise à la dérive.
Les coupes, encore une fois jouées à l'extérieur contre de beaux morceaux ne sourirent pas plus aux héraultais avec une élimination à Lorient pour la Coupe de France dès l'entrée en jeu, et une autre à Bastia en Coupe de la Ligue, après s'être tout de même imposé à Guingamp lors du premier tour.
Equipe type :
Riou
Dzodic
Silvestre
M.Rodriguez
Fugier
DosSantos
Delaye
Sorlin
Barbosa
Maoulida
Loko
(Decroix, Mahouvé, Pataca, Ouédec, Cassard, Vercoutre, Baills, Ferrier, Madouni, Serredszum, Herron, Garny, Gouvéia, Thimothée, Gourvennec, Pedros, Carmona, Doumeng, Guéi, B. Alicarte, Vignal, Fournel, Joseph, Moullec, Mansaré, Dief...)
Entraîneur : Michel Mézy
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